note

Je n’ai pas eu le temps. Ni de m’arrêter, ni de réfléchir. Je n’ai que suivi son fil, sans me soucier de son tracé. Je m’accroche à lui, une ligne de vie, à suivre, quand on ne sait où aller. Plus simple, moins original. Je me suis même emmêlé les pinceaux, sans pour autant comprendre pourquoi. J’entendais qu’il fallait une fin tout de même. Que la fin du fil serait sans doute la mort. La mort promise à tout ceux qui ont commencé à vivre. Il s’en fallut de peu. Il aurait même été possible que rien ne commence jamais. Que cela reste à un état de projet, d’accident, de rêve d’un couple, de familles. Cela ne dépendait pas de nous, encore moins de moi. J’ai croisé d’autres fils, de différentes couleurs, de différentes longueurs. Parfois, nous nous sommes même emmêlés, d’autres fois, seulement juxtaposés, ou ignorés. L’histoire courait derrière. S’effilochait, les nœuds se défaisant parfois, avec ou sans aide, d’autrui. La promesse était là, il n’y en avait pas. Rien n’avait été défini, c’était comme ça. Il fallait laisser faire.

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