Ce matin, attentif, j’écoutais et essayais de comprendre une citation de Bergson à la radio. Je vous la livre: « … nous voyons malgré nos yeux et non pas grâce à nos yeux. »
…et vous, comment regardez-vous? Que voyez-vous? Observez-vous le ciel le matin au lever… le ciel c’est vous, alors scrutez-le.
Archives pour la catégorie Note
sur un trapèze
« Peut-être que la nuit le monde fait la trêve… »
note
L’homme est assis là, au bord de la falaise. Le buste droit. Les mains posées bien à plat sur ses jambes. Elles surplomblent la mer. Il regarde au loin, sans bouger. Son regard est noir seulement parce que ses yeux sont noirs et profonds. Sans fond. Personne ne sait à quoi il pense. Personne ne sait jamais ce que pense l’autre. On devine, on imagine. Si l’on se concentre sur l’essentiel, avec calme, on ne se trompe pas et l’on sait. Le vent est fort mais il ne bouge pas. Depuis quand est-il là? Une minute, une éternité. Peu importe, cela n’a pas de sens. Il est là. Et si on le remarque, on ne peut que le voir. Le regard des autres l’indiffère. Il ne scrute que la ligne d’horizon, au loin devant lui. Il écoute le flux et le reflux des vagues sur les rochers, là, plus bas. Les mouettes tournent près de lui. Elles hurlent. Mais il ne bouge pas. Ni même ses mains. Elles sont belles. Les vagues claquent. L’écume se forme et s’évapore dans l’air. Le bruit est fort, presque envoûtant. Mais cela ne le gêne pas. Rien ne le gêne. Rien ne le gêne plus. Il est paisible. Aucun tremblement ne vient troubler sa posture. Son souffle est faible presque doux. Ses yeux sont fixes. Ils ne cillent pas. Un lèger voile humide les recouvre. Il ne semble pas pleurer. Il regarde au loin, très loin.
Il est là, c’est son espace et plus rien ne l’empêche d’être là.
les liens entre nous qui se lient & se lisent
Surtout, n’oubliez pas d’aller vous promener sur les liens affichés sur ce blog, à droite de vos yeux… c’est ce qu’il y a de plus intéressant ici, alors allez-y et faites partager s’il vous plaît .
Le dernier inséré, terres d’ocres…
sans oublier arf, pour son aimable collaboration d’hier suite à la publication de cette note…
I’❤ mes liens…
naissance de l’émotion
Ne lire que ce(ux) que l’on veut lire, ne voir que ce(ux) que l’on veut voir, n’entendre que ce(ux) que l’on veut entendre, n’aimer que ce(ux) que l’on veut aimer, …
Et puis, n’écrire que ce que l’on veut écrire, à ceux à qui l’on veut écrire.
une étoile qui rêve, toile de Mathilde ©
à quoi penses-tu?
ne pourrais-je un jour vous rencontrer?
Écoutez, écoutez & recommencez à écouter! | Ne pourrais-je un jour vous rencontrer? sur les paroles Denise Girard, compositeur Jean Musy | http://twiturm.com/fc7s | Bravo @Soupir59
en apprentissage
les vases communicants…
Allez vous promener sur ces pages pour y lire de petites merveilles. Chaque premier vendredi du mois, un auteur choisi d’écrire un billet sur le blog d’un autre auteur, et inversement. Magnifique initiative.
Il existe un groupe Facebook « les vases communicants » pour rester informés…
Participants aux vases communicants de mars, liste « volée » sur le blog Fut-il ou versa t-il dans la facilité?
Mariane Jaeglé et Gilles Bertin
Eric Dubois et Patricia Laranco
lignes électriques et chroniques d’une avatar
Luc Lamy et Anna de Sandre
futiles et graves et Kill that Marquise
Christine Jeanney et Arnaud Maïsetti
Michel Brosseau et Juliette Mezenc
Frédérique Martin et Denis Sigur
Pierre Ménard et Anne Savelli
Juliette Zara et Kouki Rossi
Nathanaël Gobenceaux et Jean Prod’hom
Florence Noël et Lambert Savigneux
Hublots et Petite racine
Pendant le week-end et quelque(s) chose(s)
François Bon et commettre
Scriptopolis et Kill Me Sarah
RV.Jeanney et Paumée
Anita Navarrete Berbel et Anna Angeles
Aedificavit et Fut-il ou versa t-il dans la facilité?
correspondance
La joie de recevoir une lettre manuscrite de la main d’un ami, n’a pas d’égal et n’en aura jamais.
La lettre est une délicatesse propre à l’homme. La noblesse, l’élégance d’un travail physique, l’écriture avec une plume, traduisant la pensée d’une âme. Qui aujourd’hui ose prendre le temps de s’attabler , de décapuchonner sa plume pour écouter le grattement du papier de cette mélodie de mots. Ce frissonnement à chaque ponctuation, cette envolée de l’esprit qui laisse à peine le temps à la main de retranscrire les images apparues et disparues dans l’instant. Une expérience douloureuse, toujours décevante pour celui qui pose les mots sur le papier et qui souhaiterait laisser couler encore toute l’encre de son coeur.
Je remercie cet ami pour ce présent inestimable.
Qui Suis-je?
Qui Suis-je?… Qui Suis-je…?
Cela fait déjà plusieurs jours que je souhaite écrire cette note, mais sans succès… Pas d’inspiration, des préoccupations professionnelles trop pesantes, un petit coup de blues et voilà… tout semble s’arrêter, alors que rien n’a changé, rien ne change & rien ne changera jamais…
Puis, des évenements surgissent autour de vous, des rencontres naissent, des échanges se créent, des interrogations se forment, certaines se dénouent, des lettres manuscrites vous parviennent, des mots vous touchent, le monde vous entoure.
La conscience refait surface, elle était là mais vous ne l’avez plus vue.
Vous êtes passé à côté, à côté de vous peut-être.
Encore merci à ceux qui m’accompagnent et, je vous invite à jeter votre œil par ici .
Au revoir Charles
Voyage en avion | « Mauvaises nouvelles »
Conte… comme tous les papas du monde
solitude
En songeant à la photo de l’homme et son journal, Lisboa… et à bien d’autres choses encore.
« Solitude: douce absence de regards.«
Milan Kundera, extrait de l’immortalité








