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S’énerver est une alerte profonde difficile à maîtriser. Souvent déclenché par autrui, il s’avère que l’énervement ne repose que sur soi. Action, réaction. Sur une lecture sans doute erronée d’un événement, d’un déclencheur. Je ne m’énerve pas à cause d’autrui, autrui me permet de me mettre en colère avec moi. Oui avec, pas contre. Ce n’est pas que tout est lié à moi, c’est seulement que l’événement se passe avec moi, en moi, entre moi et moi. L’autre peut en pâtir, mais c’est moi qui crée ce moment de tension. Pourquoi ? C’est ce qu’il faudrait essayer de décomposer, de fragmenter pour en découvrir la source. La rapidité du déclenchement, de la réaction est surprenante. Elle peut s’apparenter au mécanisme de la douleur. Je me brûle, je retire immédiatement ma main, presque avant de ressentir la douleur. L’énervement est un mécanisme automatique, une défense. Mais de quoi peut-on se défendre lorsque l’on s’énerve? Comment rester calme, ou plutôt, faut-il rester calme. Se poser les bonnes questions dans un moment d’énervement relève de la parfaite connaissance de soi, de la maîtrise de soi. Comment transformer cette source de colère, d’agacement en source de connaissance. Comment modifier ce réflexe instantané en une action intelligente, et intelligible par l’autre. Comprendre le mécanisme doit aider à avancer, à prendre de la distance, à s’interroger. Ce n’est pas mettre en doute ses réactions, c’est les accepter dans leur profondeur, leur premier état.