Archives de l’auteur : Xavier

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A propos Xavier

Dreamer

Voyage chez les gens. 

  
J’aime ce mot, gens.
Les gens. Tu es autant « gens » que je ne le suis. Tu fais partie d’un tout, moi aussi, nous aussi. 

Ça n’a rien de péjoratif bien au contraire. Les gens sont ceux avec qui, enfin, vous croisez le regard, ou pas. Les gens, ce sont ces individus, ces hommes, ces femmes, ces enfants que vous regardez autour de vous, que vous regardez passer, défiler, surgir, disparaître, réapparaître dans vos vies, dans vos mémoires. Dans les yeux, les vôtres. Ceux qui sont greffés sur votre corps. Quel outil merveilleux les yeux : voir les gens. Vous sentir seul au milieu des gens qui sont peut-être seuls, ou peut-être pas. Qui ont leur vie à eux. Celle qu’ils aiment, celle qu’ils détestent. Ces vies qui sont souffrance et joie à la fois. Qui sont successions de moments. Des instantanés. La vie d’untel et d’untel. Celles que vous percevez et celles qui passent. Ni utiles, ni futiles. Je ne me sens ni plus ni moins proche, mais en voyage, et je me sens dedans. C’est une partie de ma vie, aussi vraie qu’elle n’est fausse. Et la vôtre. C’est, au milieu de nulle part, mais c’est là. Au milieu de nulle part mais tout à la fois c’est au centre de la vie, au milieu des autres, étranger à soi, étranger à l’autre. J’ai le sentiment que nous ne devrions être qu’étranger à l’autre, pour être curieux. J’aime regarder les gens. Pas seulement les filles comme cette chanson que j’aimais dans des années plus douces. « J’aime regarder »… les couples, les jeunes couples, les vieux couples. Les jeunes, les moins jeunes. Les gens qui vivent à un endroit. Qui aiment ou peut-être détestent l’endroit où ils vivent. Ceux qui se parlent, ceux qui s’ignorent. Ceux qui m’ont repéré les observer, ceux qui n’ont rien vu. Les écouter, quand c’est possible. Écouter leurs paroles volées. Voir leurs regards sans mot. Écouter le silence de leurs regards, et parfois les flammes de leurs regards éblouis par un soleil d’amour. Être au milieu, invisible. Écouter la musique des Rolling Stones en fond, avec le pas pressé des serveurs. Pourquoi sommes-nous réunis ensemble ce soir ? Que s’est-il passé? Est-ce le miracle de la vie? Penser à ceux qui ne sont pas assis là, physiquement; mais qui sont assis là tout de même, à côté et invisibles pourtant.

Être invisible physiquement et rayonnant ailleurs. Belle prouesse, humaine sans doute. Insurmontable parfois, rassurante quelques fois, souvent troublante, mais surtout inoubliable et passionnante. La distance kilométrique et physique est une vue de l’esprit. Elle ne change rien, absolument rien. Croyez-moi. Pas d’espace, pas de temps. La distance temporelle est aussi une vue de l’esprit. Elle ne change rien non plus. Ce qui compte, uniquement, c’est le « croisement ». Ce mot est horrible mais je n’en ai pas trouvé d’autres. Le point de contact. La mise en relation. Le moment où. Dans la réalité, dans la virtualité. Il y a un point de contact, un point d’accroche. Ce moment, minuscule point, celui de l’intersection. Celui qui fait tout. Celui qui fait que deux droites, mêmes torses, se croisent, se relient. C’est étrange ces vies « droites » qui se croisent. Qui entrent en contact. Par un mot, un regard, une voix, une absence, une sensation. Mais ces points qui restent gravés en soi, quelque part. Là où l’on ne sait entrer vraiment. Est-ce cela la vie? Des parallèles inconnues et quelques intersections qui restent gravées par ces minuscules points d’impact, de joie et de tristesse pour n’en citer que deux. Et tout cela sur un tapis roulant dont on ne voit que trop le bout. Une vie droite pleine d’intersections qui perdurent et ne se laissent aller. Et ces déceptions. Quel horrible mot: déception. Je suis déçu. Tu m’as déçu (le pire de tous). Quelle est son origine? Je n’ai pas le courage de chercher. Je le vis seulement, en appréhendant ses retombées. Déçu de quoi? De qui? Pourquoi? Quelle connerie! Pourquoi sommes-nous stupides pour décevoir et se décevoir. Cela n’a aucun sens si ce n’est donner du sens à des vies qui n’en ont pas. Les vies sont, et c’est tout. Ni glorieuses, ni décevantes. Elles sont. Parce qu’elles ont existé au milieu d’autres vies. Certaines perdurent un peu plus seulement, mais elles n’en sont pas plus importantes ni moins importantes. Elles sont. Avec leur degré de folie et d’inconsistance. Aucune n’est consistante, rassure-toi. Et toi, et moi au centre de ce tourbillon. Tu te souviens de moi, je me souviens de toi. 

Il faut se dire « je t’aime ». C’est un devoir universel, une règle qui ne s’impose pas, mais une règle en soi. Une règle qui ne s’explique pas mais qui explique tout. Dire « je t’aime » à tous ces croisements de droite qui ne dépendent ni de toi, ni de moi. Ni de Dieu d’ailleurs. Parce que nous sommes toujours deux, seulement deux, à un moment donné, dans un lieu indéterminé. Là. Ici et maintenant.

Parce que je l’ai compris. Grâce à toi. Qui a croisé ma droite sans forme. Pas de chemin, pas de trace. Seulement la trace d’un avion qui passe dans le ciel et qui s’efface. Mais toutes ces traces ont existé. Comme toi. Comme moi. 

Le bonheur d’une vie. 

Le bonheur d’une inconsistance évidente mais consciente. L’universalité d’une pensée inconsistante. 

Le voyage parmi les gens, les gens parce qu’ils comptent. Tous. 

Ne vous leurrez pas, aimez-moi est universel. Enfin je crois. 

Et si on se trompait de chemin?

 

 Et si on se trompait de chemin?
Et si on se trompait de combat? 
Et si on l’admettait?
Combien de chemins pour un nouveau combat?
Combien de combats pour un nouveau chemin? 
Ce n’est plus une question politique, seulement une question de conscience…
Humaine… 
Si nous sommes aveugles, s’ils sont aveugles, la conscience, elle, ne l’est pas. 
Conscience de l’autre, conscience de l’être au monde. 

Réflexion d’un inconscient anonyme en quête.

note

Chaque visage est vivant, existence d’un jour pour toujours.

    

Markus Lüpertz, Pierre Edouard & Fabrice Hergott | Paris

Pierre Édouard et Markus Lüpertz – Paris avril 2015

Rencontre de Pierre Edouard et Markus Lüpertz à l’occasion de l’attribution du Prix artistique 2015 de la Fondation Simone et Cino Del Duca et du vernissage, au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, de la rétrospective consacrée à Markus Lüpertz (né en 1941 à Liberec), artiste majeur de la scène allemande. 

Du 17 avril au 19 juillet 2015, au MAM : rétrospective Markus Lüpertz 

Prix artistique 2015 de la Fondation Simone et Cino Del Duca

Grand Prix artistique – sculpture | Markus Lüpertz, lauréat 2015 

Le Grand Prix artistique de la Fondation Simone et Cino Del Duca, doté de 100 000 €, récompense l’ensemble d’une carrière d’un artiste de dimension internationale. Il a été attribué, sur proposition de la section de sculpture de l’Académie des beaux-arts, à Markus Lüpertz, figure majeure de la scène artistique allemande. 

«Le Grand Prix artistique de la Fondation Simone et Cino Del Duca, doté de 100.000€, a été attribué au peintre et sculpteur allemand Markus Lüpertz.

 Ce prix récompense l’ensemble d’une carrière artistique de dimension internationale. Markus Lüpertz est d’origine tchèque; il a étudié à l’école des beaux-arts de Krefeld et de Düsseldorf, avant de s’installer à Berlin-Ouest en 1962. C’est à cette époque qu’il crée la galerie Großgörschen 35 avec Bernd Koberling et Karl Horst Hödicke. Il a également enseigné à l’Académie des Beaux-Arts de Karlsruhe et à celle de Düsseldorf, qu’il dirige en 1988. Markus Lüpertz fait partie de cette génération d’artistes allemands d’après-guerre proche de Immendorff, Baselitz, Kiefer et Penck. La Fondation Simone et Cino Del Duca décerne aussi un prix de confirmation, dans la section peinture, doté de 25 000 EUR. Cette année, l’artiste Marc Desgrandschamps a remporté ce prix, qui récompense des artistes plasticiens européens, ou résidant en Europe. Ces deux prix seront remis aux lauréats le 18 novembre, à l’occasion de la séance solennelle de l’Académie des Beaux-Arts. Markus Lüpertz est actuellement à l’honneur avec une grande rétrospective au musée d’Art moderne de la Ville de Paris.» 

Connaissance des artsSignature : Lara Tournemire – 20 avril 2015

Vous pouvez aussi découvrir les oeuvres de Markus Lüpertz ici:

Avec Fabrice Hergott, directeur du MAM, Musée d’Art Moderne de Paris

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note

« Je n’ai écrit que pour toi. »

Anonyme

Sainsbury Center for Visual Arts | Charles Maussion

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soumission | michel houellebecq

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Devrais-je avoir honte (ou peur) d’écrire ici sur mon blog – espace personnel partagé – que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire le dernier livre de Michel Houellebecq, Soumission?

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Je me suis interrogé… Peut-être devrais-je garder mon opinion pour moi? C’est vrai, personne ne me l’a demandée. Peut-être serait-il préférable de ne plus partager mes goûts, mes colères, mes coups de gueule, … mes silences par ici et par là? Ne serait-il pas plus intelligent de s’autocensurer, de la fermer, de disparaître. Pour ne choquer personne, ne peiner personne, ne s’attirer les foudres de personne… disparaître plutôt que s’exposer. Faire silence et créer dans l’ombre. Les mots ont un pouvoir si puissant, incontrôlable qui échappe parfois (souvent) des mains de son auteur.

Ce n’est sans doute ni le moment, ni le lieu pour en parler; je n’en sais rien, mais il me semble que cela n’a pas beaucoup d’importance non plus. Alors plutôt que d’en parler mal, avec des mots maladroits, lisez-le si vous en avez l’envie et faites-vous votre propre opinion. C’est plus sage ainsi.

Et puis, vous êtes libres… Non?

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Michel Houellebecq, Soumission, éditions Flammarion

Anamnèses et autres textes | Éditions Numeriklivres

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Anamnèses et autres textes” by Éditions Numeriklivres, plus d’informations:
Photo : © Jean-Baptisite FORT Photographer

Résumé
Anamnèse [anamnɛz] nom féminin (grec, de ana « de bas en haut » → et mnêsis « mémoire » ; cf. amnésie) ■ didact. Retour à la mémoire du passé vécu et oublié ou refoulé (s’oppose à amnésie). « Faire remonter les souvenirs. » Le Petit Robert.

Nos souvenirs sont-ils de simples rêves qui nous habitent comme des fantasmes, ou sont-ils la chair et le sang qui nous composent, la glaise qui modèle nos pensées ? Et tous nos actes manqués, sont-ils condamnés à ne pas être, ou existent-ils par le souvenir qu’on garde de ce qui aurait pu être ?
Xavier Fisselier, d’une écriture très introspective, et toujours pleine de cette délicatesse poétique qui le caractérise, nous force à un voyage de mémoire, de cette mémoire intime qui souvent resurgit quand on regarde derrière soi, pour tenter d’appréhender le temps passé. Qu’en restera-t-il, de ce temps qui passe ?

Du même auteur
Mauvaises nouvelles, fiction, Numeriklivres 2013

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Auguste Rodin | intervention de Pierre Edouard, sculpteur, dans « une vie, une oeuvre »

Intervention de Pierre Edouard, sculpteur, dans l’émission de France Culture, « Une vie, une oeuvre » du samedi 15 novembre 2014.

http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4950210

Par Françoise Estèbe.

Réalisation : Lionel Quantin. Prise de son : Pierre Quintard. Attachée d’émission : Claire Poinsignon. Archives INA : Sandra Escamez. Avec la collaboration d’Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France.

En partenariat avec le Musée Rodin, qui, à partir du 13 novembre (jusqu’au 27 septembre 2015), présente une nouvelle exposition : « Rodin, le laboratoire de la création. »

nvité(s) :
Catherine Chevillot, directrice du Musée Rodin.
Pierre Edouard, sculpteur.
Clémence Goldberger, responsable de la Communication du Musée Rodin.
Katia Légeret, professeur au Département Théatre de l’Université Paris 8.
Hélène Marraud, responsable du Fonds Sculptures du Musée Rodin.
Véronique Mattiussi, responsable du Fonds Historique du Musée Rodin.
Bruno Mathon, peintre et critique d’art.
Hélène Pinet, responsable des collections de photographies du Musée Rodin.
Dominique Viéville, conservateur général du Patrimoine.

Suite de montagnes | Exposition Jacques Le Scanff | Paris – Novembre 2014

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Exposition Jacques Le Scanff | Paris | 19 novembre 2014

Suite de montagnes (au-delà de Lure)
et quelques portraits et dessins

Jacques le Scanff vous invite à visiter son atelier et à découvrir ses travaux récents :

mercredi 19 novembre 2014
à partir de 18 h 30

145 bis, avenue de Choisy 75013 Paris
code 1692A, 2e atelier dans l’allée, au fond de la cour

Téléphone 01 48 06 47 06
Métro : Tolbiac et Place d’Italie
Autobus : 47, 64 et 62

l’exposition sera également ouverte
du 20 au 23 novembre de 15 h à 20 h
et sur rendez-vous.
Attention nouveau mail : preaudescollines(at)gmail.com

Art Catalogue | works for sale

L’Atelier contemporain, François-Marie Deyrolle | Abonnement 2014/2015

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N’hésitez pas à faire passer le message à votre cercle d’amis pour soutenir le magnifique travail de l’Atelier contemporain.

Pour que « L’Atelier contemporain » puisse poursuivre son travail et se développer pour mieux servir auteurs et artistes, il lui faut absolument étendre son cercle de lecteurs.

Nous vous proposons donc un abonnement : à 100 €, il donne droit aux 2 numéros de la revue et à choisir 4 titres parmi ceux déjà parus ou à paraître en 2014-2015 (je vous tiendrai au courant, par mail, de la parution des nouveautés).

Et, si vos moyens vous le permettent, un don, ouvrant droit à une déduction fiscale, est possible (tous les livres vous sont alors offerts, ainsi qu’une gravure originale).

Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à notre travail.

Bien amicalement,

François-Marie Deyrolle

Abonnez-vous ici : courrier abonnements août 2014

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Note

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Réapprendre à poser un mot devant l’autre, sans se blesser.
Puis, d’un battement de paupières, balayer ses pensées pour ne conserver que leurs origines. Retirer la matière, la réflexion qui s’est insidieusement greffée sur l’image et l’interprétation, garder seulement la source, le pourquoi de l’apparition soudaine, de la venue à l’esprit. Ôter les déguisements qui s’amoncellent autour, ceux qui étouffent, qui faussent, qui maquillent, qui se superposent au souvenir dénaturé.
Ne pas revenir en arrière mais chercher l’origine, retrouver la sensation, l’émotion, dans sa forme minérale.
L’émotion ne suscite aucune réflexion, aucune analyse, aucune explication. Elle est, là, seule dans sa magnifique suffisance d’être là.
S’entraîner à revenir au plus près, au point de départ, à chaque fois que cela devient éminemment nécessaire même sans rien y comprendre.

Traces silencieuses | Charles Maussion, Château de Tanlay 2014

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Charles Maussion – Exposition Centre d’Art Contemporain Château de Tanlay, France  (2014)