Des milliards de solitudes qui s’observent, ne se comprennent pas, s’ignorent ou, pire encore, s’entretuent et se déchirent.
Des siècles d’humanité s’écoulent et nous sommes toujours incapables de vivre ensemble? Incapables d’accepter l’extrême beauté de nos diversités, celles-là mêmes qui nous rendent uniques.
Qui m’expliquera pourquoi il est si facile et si rapide de générer des amitiés et des communautés virtuelles alors qu’il est si difficile de les créer et de les maintenir dans la vie non virtuelle? L’engagement serait-il une qualité virtuelle. L’harmonie, une utopie?
Doit-on essayer de maîtriser ce chaos indomptable ou chercher l’équilibre dans le chaos?
Pourquoi n’existe-t-il pas d’écoles, d’universités pour apprendre l’amour, l’amour de l’autre, l’amour de soi parmi les autres? Réflexion enfantine et naïve, certes. Et alors!
Et si l’intérêt commun était l’apogée de l’intérêt individuel?
Quel système politique sera capable de réfléchir et d’agir pour le bien de tous?
Ne me dites pas que c’est impossible. C’est faux! Personne n’a envie de s’impliquer, tout simplement. Tristement.
La montagne nous semble trop haute.
Archives du mot-clé Note
conscience | vie
illustration, Valérie Linder
J’ai soudain conscience que je ne comprends rien à rien. Je vous abandonne pour quelques temps.
À bientôt.
regardez… (II)
« … j’aime le regard des hommes qui regardent le regard des hommes qui les regardent… »
À Juan-Carlos Hernández, photographe.
J’aurais aimé être Saxo, aimé avoir ce regard, cette sérénité, ce calme…
6.01.2007 Ornette Coleman photo session at his home in New York by Juan-Carlos Hernandez ©
plateform magazine | nº 16
Vous adorez la création… vous recherchez d’autres manières de vous informer sur les talents et les formes d’expression qui circulent par ci par là… alors ne manquez pas d’ouvrir PLATEFORM Magazine. Avant toute chose, je voudrais remercier Louise Imagine, sans qui je n’aurais découvert ce magazine exceptionnel & incontournable… Bravo à toute l’équipe…
Balade en ligne, ici…: http://bit.ly/dhv223
Vous y retrouverez…
- Frank Loriou
- Marco Cazzato
- Juan-Carlos Hernandez
- Ugo Nonis
- Flore Tricotelle
- Claude Grandclément
- Carène Souhy
- Pierre Gaudu
- Bye bye Omoïde
- Alfonso Villagran
- Grégory Bradenbourger
- Aurélien Police
- Benjamin Boujenah
- Emmanuel Guiho
note
L’homme est assis là, au bord de la falaise. Le buste droit. Les mains posées bien à plat sur ses jambes. Elles surplomblent la mer. Il regarde au loin, sans bouger. Son regard est noir seulement parce que ses yeux sont noirs et profonds. Sans fond. Personne ne sait à quoi il pense. Personne ne sait jamais ce que pense l’autre. On devine, on imagine. Si l’on se concentre sur l’essentiel, avec calme, on ne se trompe pas et l’on sait. Le vent est fort mais il ne bouge pas. Depuis quand est-il là? Une minute, une éternité. Peu importe, cela n’a pas de sens. Il est là. Et si on le remarque, on ne peut que le voir. Le regard des autres l’indiffère. Il ne scrute que la ligne d’horizon, au loin devant lui. Il écoute le flux et le reflux des vagues sur les rochers, là, plus bas. Les mouettes tournent près de lui. Elles hurlent. Mais il ne bouge pas. Ni même ses mains. Elles sont belles. Les vagues claquent. L’écume se forme et s’évapore dans l’air. Le bruit est fort, presque envoûtant. Mais cela ne le gêne pas. Rien ne le gêne. Rien ne le gêne plus. Il est paisible. Aucun tremblement ne vient troubler sa posture. Son souffle est faible presque doux. Ses yeux sont fixes. Ils ne cillent pas. Un lèger voile humide les recouvre. Il ne semble pas pleurer. Il regarde au loin, très loin.
Il est là, c’est son espace et plus rien ne l’empêche d’être là.
les liens entre nous qui se lient & se lisent
Surtout, n’oubliez pas d’aller vous promener sur les liens affichés sur ce blog, à droite de vos yeux… c’est ce qu’il y a de plus intéressant ici, alors allez-y et faites partager s’il vous plaît .
Le dernier inséré, terres d’ocres…
sans oublier arf, pour son aimable collaboration d’hier suite à la publication de cette note…
I’❤ mes liens…
naissance de l’émotion
Ne lire que ce(ux) que l’on veut lire, ne voir que ce(ux) que l’on veut voir, n’entendre que ce(ux) que l’on veut entendre, n’aimer que ce(ux) que l’on veut aimer, …
Et puis, n’écrire que ce que l’on veut écrire, à ceux à qui l’on veut écrire.
une étoile qui rêve, toile de Mathilde ©
Des idées & des sourires…

logo définitif…
Note: dictionnaire des idées reçues, Gustave Flaubert
Puisque j’ai pris du retard (je ne respecte jamais les objectifs personnels que je me suis fixés), je publie en ce jour la note d’hier. Peu importe, vous conviendrez que la réalité du temps est bien la donnée la plus absurde que je connaisse.
Aujourd´hui, enfin hier, je souhaiterais vous faire partager une petite merveille de drôlerie: le Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert, oeuvre posthume publiée en 1913.
Sous la forme d’un dictionnaire, ou plutôt d’une énumération de palabres, Gustave Flaubert nous distille ses définitions de mots et expressions souvent très cocaces. Je ris depuis plusieurs jours (vous noterez qu’il est très agréable de se gausser) en les lisant avec parcimonie car il est certain que j’ai un vrai travail, de ceux qui vous permettent de survivre, qui occupe quelques heures de ma journée éveillée… Ô bien sûr, je ne peux résister à mes humbles passions (je ne suis qu’un homme faible) et dès que mon attention a le dos tourné, je me retrouve avec un livre entre les mains. Peu importe, laissons-nous guider par l’être qui nous habite, il sait sans doute mieux que chacun ce qu’il convient de faire.
Je m’arrête alors sur la définition du mot baiser de notre cher Gustave. Je vous la cite:
« Baiser: dire embrasser, plus décent. Le baiser se dépose sur le front d’une jeune fille, la joue d’une maman, la main d’une jolie femme, le cou d’un enfant, les lèvres d’une maîtresse. »
N’est-ce pas merveilleux?…
Je vous invite à parcourir ce dictionnaire, bien souvent beaucoup plus pratique que ceux réalisés par les spécialistes. Un peu de joie et de bonne humeur, ne nous laissons pas rattraper par cette vie monotone teintée de gris dirigée par d’autres que nous. Un peu de poésie bon sang!!! N’avez-vous pas compris que nos efforts étaient vains? Il n’est ni sérieux, ni raisonnable de se prendre au sérieux. Cela ne rime à rien et enlève toutes les émotions.
Sur ce, je vous salue… en vous lançant une dernière petite définition:
« Bêtes: Ah! Si les bêtes pouvaient parler! Il y en a qui sont plus intelligentes que des hommes. »
Xavier











