De l’inquiétude d’être soi, de l’angoisse de ne pas l’être. Les uns avec les autres, un parmi les autres. Qui êtes-vous? Qui suis-je? Si ce n’est vous, ne suis-je pas moi. Qui serons-nous alors?
Ne pas s’abandonner.
Jamais.
Et vous, où se situe votre je.
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Un petit pas de danse, avec des mots dénués de sens. Ne pas trop se prendre au sérieux. Surtout pas moi. S’égarer n’est pas se perdre. Le chemin se devine à peine, et il faudrait le suivre. Pas le temps de réfléchir, cela n’a aucun sens. Mais se croiser donne un relief. Sinon, pourquoi serait-on là? Pour se voir soi. Non sens et mauvaise habitude. Quelque chose se passe et on ne veut pas le voir, ni le croire. Qui saura nous dire que ce n’était pas vain? Les rencontres n’ont pas besoin de corps. La découverte si.
Le ciel de mes rêves est infini.
Merci Hubert L.
Petite tribune | 03 mai 2013
Dans la petite ville où j’habite, je passe quotidiennement devant une vieille grue en fer noir, insérée entre les voies de triage à l’arrière de la gare. Peu haute, elle servait à charger le matériel lourd sur le plancher des wagons. Massive, elle ne tourne pas sous l’effet du vent , même fort, comme celles haut perchées sont obligées de le faire pour ne pas basculer. À son pied, le ballast et l’ourlet circulaire de pavés sont teintés de rouille, marquant malgré elle, son emplacement. Lundi dernier, ma tête tourne naturellement du côté où je m’attendais à la trouver si régulièrement depuis maintenant plus de dix ans, mais elle n’y était plus, démontée, pour permettre l’installation d’un parking. Laissant dans le sol une cavité, il ne reste aujourd’hui qu’un petit cratère ourlé de pavés rouillés.
Dans l’entreprise où je travaille, X, vient de partir le mardi de cette même semaine.
Ces deux faits n’ont aucun rapport apparent entre eux, un lien ténu existe pourtant. On ne parle pas plus des démontages de vieilles grues de gare que des départs, tous deux relégués au rang de non-évènement. Tous deux laissent cependant un sentiment de vide, de quelque chose de familier et d’amical (oui, une grue peut avoir une présence amicale) et qui n’est plus là.
H
Seul un mot peut compléter cette tribune de mon ami Hubert: Merci.
2013 | les déclarations de patrimoine
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Saint Augustin | Citation
«À force de tout voir, l’on finit par tout supporter. À force de tout supporter, l’on finit par tout tolérer. À force de tout tolérer, l’on finit par tout accepter. À force de tout accepter, on finit par tout approuver. »
Saint Augustin
Citation empruntée ici: AlmaSoror
(se)voir
se voir sans décevoir
L’Être:
Un squelette, os enchevêtrés les uns aux autres, revêtu de graisse et d’une enveloppe de chair élastique, amas de tripes et boyaux, rempli de corps liquides. Une bien étrange machine, de temps en temps endolorie. S’accompagne parfois de pensées, difficiles à localiser. Personne ne sait si elles existent véritablement. Très souvent impossible à comprendre. Semble avoir la capacité de mémoriser et de transmettre certaines données. Incapable de restituer exactement ce qu’il perçoit. Ne pense qu’à lui même s’il le nie haut et fort. La plupart du temps a la capacité de se mouvoir et même d’être déplacé. Sans jamais pour autant comprendre ni d’où il vient, ni où il va ou prétend aller. A la faculté de se reproduire, de se perpétuer sans égard à son environnement, quelques fois, dans des conditions les plus hostiles.
Sa date de péremption lui est inconnue. Il n’en a qu’une vague idée. Il se consume indubitablement.
S’apparente au rien avec une forme certaine.
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Ma recherche est universelle. Elle s’inscrit à la fois dans un tout et dans un rien. Comme une existence, dans l’ensemble des existences, à la valeur neutre. Ni plus, ni moins. Seulement être là comme une présence qui croît et s’estompe. Une onde qui se mêle aux autres ondes. Une émotion perçue qui s’effiloche par son absence de consistance réelle, dénuée d’objectifs précis. N’avoir aucune autre importance que celle du doute d’avoir ou pas existé. Saisir un instant de réflexion sans lui accorder la moindre attention (voire intention) autre que celle d’une simple évaporation, passage d’un état à un autre état. La disparition d’une apparition, sans dessein. Un passage, de soi à Soi (ensemble des soi). Alors seule l’émotion (perception du moment unique et individuelle) subsiste et persiste en soi.
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« L’essentiel, par ces temps de misère morale, c’est de créer de l’enthousiasme. Combien de personnes ont lu Homère ? Cependant tout le monde en parle. On a créé ainsi la superstition homérique. Une superstition dans ce sens provoque une excitation précieuse. C’est d’enthousiasme que nous avons le plus besoin, nous et les jeunes. » Pablo Picasso
Extrait des Cahiers d’art, Conversation avec Picasso, Christian Zervos, issue des Cahiers d’Art, Nº 7-10, 1935
(perce)voir
Ne plus écrire pour ne plus se lire. De moins en moins de mots. Seulement percevoir que l’on perce ses mystères pour se voir.
percevoir [pɛʀsəvwaʀ] verbe transitif
(vient du latin percipere, de capere « prendre » → capter, chasser)
I.
1. Comprendre, parvenir à connaître. ➙ discerner, distinguer, saisir, sentir. Percevoir une intention, une nuance.
2. Avoir conscience de (une sensation) (➙ sentir; perception). Il perçut une lueur indécise. — Les chiens perçoivent les ultrasons.
II. Recevoir (une somme d’argent). ➙ encaisser. Percevoir un loyer. ➙ 1 toucher. — spécialement Recueillir (le montant d’un impôt, d’une taxe) (➙ 1 lever, recouvrer; percepteur, perception). — au p. p. Droits perçus.
Le Robert
avis de recherche
illustration: Valérie LINDER (copyright)
illustration: Valérie LINDER (copyright)
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En quête d’un éditeur de livres pour enfants interessé par la publication de:
Comme tous les papas du monde, conte pour enfants aux magnifiques illustrations de Valérie LINDER.
À partager, là où vous le souhaitez.
Une piste… N’hésitez pas à me contacter…
v. a. (an-tre-voir)
1. Ne voir qu’imparfaitement, sans bien distinguer. Entrevoir un objet à travers le brouillard, dans l’obscurité.
(Absolument)
Nous ne faisons qu’entrevoir la vérité.
2. Prévoir. J’entrevois de grands obstacles.
3. Ne voir qu’un moment. Je n’ai fait que l’entrevoir.
4. S’entrevoir,(v. réfl.) Avoir une rapide entrevue. Ils s’entrevirent dans telle maison.
Se rendre mutuellement visite.
Littré
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Vivre dans ses rêves n’est pas toujours une belle réalité. Et pourtant la réalité est souvent éloignée des rêves. Vivre sur un fil, entre les deux. Et attendre. Il y a des moments (ou des espaces) de réalité que l’on ne termine, que l’on n’oublie pas. Comme certains rêves. Puis il y a ces moments (espaces) de réalités que l’on n’a pas pu, pas voulu poursuivre et qui hante ensuite nos rêves. Nuit après nuit. Mais il y a toujours l’espoir du rêve qui devient réalité. Peut-être. Ce n’est sans doute pas le plus important. J’aimerais apprendre à comprendre ce, ceux et celles qui m’entourent et peut-être aussi… ce que je suis. Ce que le « je » est plutôt.
Inavouable aujourd’hui. Presque honteux : être mélancolique. Tout simplement. Nécessaire et suffisant comme la logique d’une règle mathématique.













