Archives pour la catégorie Note

note

20130108-083010.jpg

Sans doute la plus belle page de L’amour sans le faire, Serge Joncour, éditions Flammarion

note

20130108-070832.jpg

Très, très heureuse année à vous.

rappel

Un an plus tard…

Avatar de Xavierabsparition

© louise imagine – Jérôme

Sans Dieu Fictif, Suicide Devant la Foule, Sans Destin Futur, Sans Destinée Fixe, Sans Foi ni Dieu,  Séquelle De Folie, Sourire De Fou, Sommeil Du Froid,…

© louise imagine – Jérôme

… recroquevillé sur le trottoir, en plein jour. Ici, maintenant sur cette terre qui est aussi la tienne, dans ce monde que tu malmènes, je ne peux empêcher ces 3 maudites lettres S, D, F, mon nouveau nom de scène, de se composer et se décomposer.

Oui, ici, à l’instant présent je peux encore penser, croiser tes regards qui n’osent s’accrocher à ma crasse. J’ai tout le temps d’étudier ma mort venir: le froid, un mauvais coup, la faim, mon cher et tendre abandon. Tu me tues de ton indifférence. Ne joue pas au révolté, tu peux rire plutôt. Je serais plus heureux de te voir rire. Tu m’as croisé, tu as senti ma présence. Je t’ai fait peur…

Voir l’article original 341 mots de plus

moi: objet ~ sujet

20121130-190713.jpg

« Le moi sai­sit le monde mais peut aussi se per­ce­voir comme un objet du monde. Il est moi-sujet quand il per­çoit le monde et il est moi-objet quand il se per­çoit comme un objet du monde. »

Isabelle Pariente Butterlin | Aux bords des mondes

anamnèses

20121111-150318.jpg

anamnèse [anamnɛz] nom féminin
(grec, de ana → ana- et mnêsis « mémoire »; cf. amnésie)
■ didact. Retour à la mémoire du passé vécu et oublié ou refoulé (s’oppose à amnésie).

Le petit Robert

Comprendre enfin pourquoi il est vital de poursuivre la série les anamnèses, restée en suspens.
Peu importe la fin, seulement une nécessité.

note

20121109-191151.jpg

Un jour, il n’y aura plus de mots.
Un silence puis son souffle.
Être là, c’est peut-être aussi disparaître.
Comme une vie.

note

20121023-215927.jpg

Donner l’envie de… Pas envier… Donner seulement l’envie de… créer, aimer, partager, d’apprendre, construire, jouer… à l’infini.

note

20121022-093032.jpg

Je n’ai pas eu le temps de lui dire et j’y pense encore. Le temps n’existant pas, c’est autre chose qui m’a manqué. Je n’ose l’avouer alors.
Éloge de la joie de se lire dans la discrétion la plus absolue. Les intimités croisées.

Entretien avec Anita Berchenko, éditions Numeriklivres sur les Mauvaises Nouvelles

Entretien avec Anita Berchenko, editions Numeriklivres sur les Mauvaises Nouvelles.

note

20121007-103558.jpg

Nos vies qui se croisent… Souvenirs et rêves.
Seule la rencontre serait réelle?
Aucune certitude.
J’ai sans doute perdu le fil… fragilité de l’équilibre du funambule. Revenir ou s’éloigner, comme une onde improbable.
La conscience comme une vague.

ciel du jour

20120927-082751.jpg

S’affranchir des secrets de famille, percer les mystères, ne plus fuir. Oublier son éducation religieuse. Apprendre à penser par soi-même.Je ne suis pas fier de nous.
N’écrire des ToDo listes que des choses humainement importantes. Oublier le reste, on voit où cela nous mène. Ajouter une pointe de rêve.
Et ici, nous, c’est moi et l’hôte de moi.
Vous savez, je ne suis pas très fier de vous non plus.

à l’académie des nuages

20120825-102642.jpg

20120825-102911.jpg

20120825-103313.jpg

Ne pas se perdre,
ne pas nous perdre…
caresser nos regards perdus, et y glisser, nous lover là, en équilibre bleu, l’océan de feu de nos yeux brumeux ne peut nous éteindre. De la terre de mes erreurs éclosent mes terreurs.

note

20120727-181519.jpg

note

20120723-134706.jpg

note | mon ami

20120723-103952.jpg

Mon Ami, je ne suis pas celui que je parais.

Mon apparence n’est que l’habit que je porte, un habit, soigneusement tissé, qui me protège de tes questions et te protège de ma négligence.

Ami, le « je », en moi, demeurre dans la maison du silence, et là, il restera à jamais, inaccessible, inabordable.

Je ne voudrais pas que tu crois en ce que je dis, ni que tu aies confiance en ce que je fais, parce que mes paroles ne sont que l’écho de tes propres pensées et mes actes l’écho de ton désir d’agir.

Quand tu me dis : « Le vent souffle vers l’est », je dis : « Oui, il souffle vers l’est », parce que je ne veux pas que tu saches que mon esprit n’a pas la légèreté du vent, mais la profondeur de la mer.

Tu ne peux pas comprendre mes pensées profondes et je ne veux pas que tu les comprennes. Je voudrais être seul avec la mer.

Quand c’est le jour pour toi, mon Ami, c’est la nuit pour moi, même si alors je parlais de l’heure de midi qui danse sur les collines et de l’ombre pourpre qui se glisse à travers la vallée; parce que tu ne peux pas entendre les chants de mon obscurité, ni voir mes ailes battre aux étoiles, et je suis trop heureux que tu ne puisses me voir ou m’entendre. Je voudrais être tout seul avec la nuit.

Quand tu montes vers ton Ciel, je descends vers mon Enfer; même si tu m’appelais, à travers le gouffre infranchissable : « Mon compagnon, mon camarade », je ne voudrais pas que tu voies mon Enfer. La flamme brûlerait ton regard et la fumée encrasserait tes narines. Et j’aime trop mon Enfer pour t’y recevoir. Je voudrais être tout seul en Enfer.

Tu aimes la Vérité, la Beauté et la Vertu, et moi, pour te faire plaisir, je dis qu’il est convenable de les aimer. Mais, dans mon coeur, je me ris de ce que tu aimes. Pourtant, je ne voudrais pas que tu me voies rire. Je voudrais rire tout seul.

Mon Ami, tu es bon, et prudent, et sage; bien plus, tu es parfait, c’est pourquoi je m’adresse à toi avec sagesse et circonspection. Et pourtant, je suis fou. Mais je masque ma folie.

Je voudrais être fou tout seul.

Le Fou, Khalil Gibran, édtions Naufal