Archives pour la catégorie Note

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« Dans le doute, je reste sceptique…

En silence, être là. »

 

 

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photo volée à @AliQuandOo

Chercher, chercher encore des solutions et ne pas les trouver.

Faire confiance au silence et le contempler.

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« Il était incapable de donner ce que l’on attendait de lui. »

David Foenkinos | Les souvenirs, éditions Gallimard

« Je connais gens de toutes sortes
Ils n’égalent pas leurs destins 
Leurs yeux sont des feux mal éteints 
Leurs cœurs bougent comme leurs portes »
Guy DebordLes environs de Fresnes Enregistrements magnétiques
éditions Gallimard

arrêt sur image

Posée sur les draps froissés des gestes d’avant
Je regarde sans mot et n’en attends pas.
J’ai dans les oreilles l’écho des chuchotements
Qui suggèrent plus qu’ils ne racontent.
Mon regard embrasse l’instant présent,
il ne retient rien, il n’attend rien.
Des souvenirs, des sensations se mêlent
Aux odeurs d’un matin pourtant si banal.
L’immobilisme donne à ces minutes l’espoir d’éternité.
Si reposée et pourtant tellement en éveil,
Il n’est pas un souffle, un bruit, une ombre
Qui n’échappent à ma vigilance lascive.
Pourquoi précipiter les gestes que rien n’oblige?
Pourquoi briser l’harmonie entre vivant et inerte?
Juste laisser faire, laisser vivre, laisser passer
Les secondes, les minutes, les heures
D’une journée sans envie,
Faisant fi des obligations,
Des convenances,
Du « qu’en dira-t-on ».

Merci KtyZen de partager ce texte avec moi, ici.

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Des petits pas, par ici, sans faire de bruit. Ne déranger personne, seulement être passé et rien de plus.
Des mots se sont échoués, sans aucun rebond, avalés par une liste sans fond. Mais ont vécu, le temps d’un souffle de pensée.

En présence, je perçois ceux que j’aime, que j’ai aimé et qui se sont évaporés d’ici. La nature assassine, infanticide, les a décomposés, broyés, réduits.

La violence est omniprésence.
Comme la conscience.
Absence au monde.
L’oubli est absence, le souvenir présence.
Béance.

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Quand la nuit d’hiver approche, quand les pensées s’engourdissent, quand le coeur se refroidit, quand la conscience s’enlise…

S’échapper rêver pour ne plus cauchemarder.

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En ces jours, je ne saurai dire et écrire autre chose:

« Il avait perdu sa magie. L’élan n’était plus là. »

Le rabaissement, Philip Roth | éditions Gallimard

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« Qu’est mon néant, auprès de la stupeur qui vous attend ? »

Arthur Rimbaud | Les illuminations

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« Alors
ils suivirent le chemin
qui mène aux villes »

Jean Cocteau « Œuvres poétiques complètes »

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J’ai l’intime conviction que l’on écrit toujours à quelqu’un, jamais pour soi. Et les correspondances silencieuses se délitent dans l’univers, sans laisser de traces. Perception désaxée, sans repère qui ne vaille, seulement vaciller.

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« Pour nourriture, j’ai mes soupirs, comme l’eau s’épanchent mes rugissements.

Toutes mes craintes se réalisent et ce que je redoute m’arrive.

Ni tranquilité ni paix pour moi, et mes tourments chassent le repos »

JOB, 3, 24-26 

note | suite

Bis repetita | Aimer les évidences que l’on ne veut pas comprendre. Ne posséder qu’une « connaissance relative » des événements, des objets, des individus… et se tromper toujours, indéfiniment.

Mais essayer de démêler le « préjugé du monde »…

« Dans l’espace lui-même et sans la présence d’un sujet psychophysique, il n’y a aucune direction, aucun dedans, aucun dehors. (…) Il y a un premier dogmatisme, dont l’analyse réfléxive nous débarasse et qui consiste à affirmer que l’objet est en soi ou absolument, sans se demander ce qu’il est. (…) La perception extérieure et la perception du corps propre varient ensemble parce qu’elles sont les deux faces d’un même acte. » Maurice Merleau-Ponty | Phénoménologie de la perception.

En préparant ce billet, les mots de notre soupir 59, Denise, me parvenaient par mail sur la perception de l’oeuvre de Charles:

« Sa pensée diffuse la brume de ses idées. Il était là entre deux mondes à écouter la venue de la nuit. Mais il s’envola vers la lumière. Il était là au creux d’une conception à s’embrouiller comme le bon vin saoule. »

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Aimer les évidences que l’on ne veut pas comprendre. Ne posséder qu’une « connaissance relative » des événements, des objets, des individus… et se tromper toujours, indéfiniment.

« C’est parce que votre vision est dirigée vers l’extérieur que vous parlez d’un extérieur. (…) En parlant des Cieux, on s’imagine qu’ils sont au-dessus ou au-dessous, intérieurs ou extérieurs, car on est habitué à la connaissance relative. On ne cherche que le savoir objectif, d’où ces idées. En fait, il n’y a ni haut, ni bas, ni intérieur, ni extérieur. Si ces notions étaient réelles, elles devraient aussi être présentes pendant le sommeil profond. Car ce qui est réel doit être continu et permanent. Quand vous dormez, vous sentez-vous à l’intérieur ou à l’extérieur? Bien sûr que non. » Sri Rāmana Maharshi

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© Oeuvre de Charles Maussion

Je comprends sans comprendre & ne comprends pas tout en comprenant. Étrange impression de perdre la sensation du réel, une perception passagère qui oscille entre les silences.

« Non seulement le non-né n’est pas incapable de prendre naissance, mais encore tous les êtres sont dans leur individualité des esprits non-nés, éternels sans commencement ni fin, et dans leur existence essentielle et leur universalité tous sont l’Esprit unique non-né de qui la naissance et la mort sont seulement le phénomène par lequel il assure une forme et en change. » – Commentaire de Shrî Aurobindo sur La Bhagavad-Gîtâ, 

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Je préfèrerais ne plus penser à rien plutôt que de croire encore en quelque chose.

Apprendre à ne pas penser et désapprendre à croire.

Sans le vacarme des pensées.

Dans un parfait silence,

Ne rien attendre.

Être là.

Seulement là.

© Tableau: Charles Maussion