Archives pour la catégorie Note

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Cela m’ennuie d’être condamné à tuer le temps. Ce n’est pourtant pas un crime.

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Constatant mes échecs et manques de discernement répétés tant personnellement et intimement que professionnellement, j’entrevois un semblant d’espoir avec l’observation d’un temps de silence et de réflexion.
Je désire (j’aime ce mot) me concentrer sur l’étude des connexions entre divers phénomènes qui m’intriguent et me passionnent dans mes relations à autrui et à l’univers (matériel) en général.
Perception, conscience, architecture (espace), art (création), temps, identité, sensibilité & sens.
La perception est sans doute le fil conducteur majeur de cette quête.
Si vous me lisez et si ce projet vous amuse, alors, s’il vous plaît, aidez-moi.
Je n’ai ni connaissance précise ni formation pointue, aucune méthodologie, aucune référence universitaire, je dispose seulement d’un profond désir d’apprendre et de découvrir et, d’un tout petit peu de bon sens, bien terre à terre.
Vous êtes les bienvenus.

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Êtes-vous là?
Oui, c’est évident. Sinon, peu importe, je l’espère et le rêve.
Regarder le ciel rose et emmener ceux que l’on aime avec soi.
Penser aux autres et voyager avec eux.

[la] #12

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J’aime bien le train, même à grande vitesse. J’aime être assis là, sans rien faire, à regarder, écouter, sentir.
J’aime ne rien faire. J’adore ne rien faire. Mais je n’aime pas toujours ce que je regarde, ce que j’écoute, ce que je sens dans le train. Je crois surtout que j’aime y être bercé. Même à grande vitesse. Un inconnu parmi des inconnus qui se regardent, s’écoutent, se sentent, plus ou moins discrètement. J’aime voir que certains ont beaucoup de respect pour les autres alors que d’autres se croient seuls au monde et se fichent bien d’importuner leurs voisins. J’aime cet équilibre entre douceur et férocité. Tout peut avoir lieu, chacun avec ses croyances. Se défendant bien d’être comme l’autre. On pourrait se révolter dans un train. Se soulever ensemble contre n’importe quoi, ou pire, contre n’importe qui. On ne le fait pas. Dans l’avion non plus on ne le fait pas. Mais dans l’avion, nous ne sommes pas bercés. Et puis dans l’avion, même si l’on n’a pas peur, on a peur. On ne comprend jamais vraiment bien comment l’on peut être suspendu là-haut, dans ces tonnes de ferraille.
Non, le train, ce n’est pas la même chose. Les voyageurs sont différents. Le temps y est différent. Et puis, on suit une ligne, tracée, qui ne bouge pas, qui ne change pas.
L’homme nouveau dans le train est exécrable. Il parle dans son téléphone et casse tout le charme du voyage.
Mais j’aime bien le train, même à grande vitesse. Et je ne peux m’empêcher de penser à tous ceux qui ne sont pas là avec moi avec qui j’aimerais être.

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Fait-on ce que l’on fait pour être heureux? Pour rendre heureux? Les deux à la fois. Ne sait-on jamais vraiment?
Cependant, on est capable d’engendrer tant de peine autour de nous. Tous les pas sont des faux pas, voire des « faut pas ».
On est rien, on vit, on « devient », on vient de la minute d’avant pour courir à la minute d’après, entre temps, nous n’avons rien décidé. Cela s’est passé.
Il faut aimer pour ne rien oublier.

narcissique

J’ai peur d’être devenu cela. Si je le crains et que je n’écris presque plus rien par ici , c’est que ma crainte s’est transformée en réalité.

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Texte de Raphaël Enthoven, dans L’endroit du décor, collection L’infini, Gallimard

possible

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Cela donne matière à penser. Mais, quelle matière? Quelle consistance à cette matière? Et par là même quelle consistance ont nos pensées? Je suis une monade béante enfouie dans la monade des monades. Sans doute déjà mort alors, dilué dans les temps du temps. La journée se termine. Ou peut-être commence-t-elle? Je voudrais seulement dormir un peu. Un jour je ne tiendrai plus debout. Croire? En soi! Ridicule! Futile! Aucune de nos actions n’est raisonnable. Croyance ou foutaise. Nous ne sommes pas dotés de raison. Nous nous sommes mentis. Rage et colère. Hurlement nocturne inaudible.

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 Se plier à l’amplitude de nos solitudes puis aimer.

 

 

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note | la croisée des marelles

Je découvre ce matin cette magnifique composition de Louise Imagine et Aedificavit, sans autres mots superflus à ajouter je ne peux que vous inviter à aller la découvrir ici: La croisée des marelles, XVIII

Magnifiques  photo et  voix
de @louise_imagine avec le superbe texte d’@Yzabel2046/ @AEdificavit spéciale dédicace à @jean_yvesf

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Note

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Je marchais d’un pas assuré vers ce destin que j’ignorais. Soudain, mon ombre s’est effacée.
D’un coup s’est dissipée, emportant avec elle mes rêves et réalités. Je compris à cet instant que mon ombre n’était que le reflet de mes songes. Je ne le savais pas. Rechercher le soleil, sortir de ma caverne. Peut-être alors retrouverais-je la trace abandonnée de ce clair-obscur omniprésent. Devant moi, derrière moi, à mon côté.
Quand la lumière s’échappe, alors la vie s’estompe.
Je n’aurais jamais dû négliger cette discrète présence.
Je ne pensais qu’à moi.
Je ne le voyais pas.
Je ne le comprenais pas.
Mon ombre s’éclipsa, il ne faisait pas nuit.
Dorénavant j’oserai dire que je suis l’ombre de moi-même.
Âme, corps & ombres composent cette unique mélodie pour ne pas s’égarer.
Il n’y a pas de chemin, seulement des ombres imprimées.

note | bhagavad-gîtâ

La Bhagavad-Gîta | Chapitre 12ème | La voie et le bhakta, 12

Albin Michel (édition présentée et commentée par Shrî Aurobindo)

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En proie à cette violente colère envers moi-même, je dois naviguer vers l’épicentre de ma tempête. Cet endroit reculé où tout a commencé, au fin fond de mes émotions. Parvenir à cette geôle où je me suis claquemuré, il y a déjà si longtemps.

Peu importe si le voyage est sans fin,  je ne peux que poursuivre cette entreprise. Atteindre cette paix intérieure est vital.

Très en colère envers moi-même.