The Dip. A little book that teaches you when to quit (and when to stick)

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Un livre très court de Seth Godin, mais non dénué de sens… Recommandation: la deuxième lecture est indispensable pour bien comprendre les mécanismes à mettre en place…

Simple et efficace, tout ce que j’aime.

3 Monkeys

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Je n’ai rien entendu, je n’ai rien vu, je n’ai rien dit…

Sagesse de vieux singe!

TRANSFUGE

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Pour tous ceux qui souhaitent sortir des sentiers battus… Revue culturelle indispensable à tous ceux qui aiment lire (mais pas obligatoirement ce que tout le monde lit), ceux qui aiment se perdre dans les profonds fauteuils de cinéma (mais pas obligatoirement pour voir ce que tout le monde va voir).

Abonné depuis quelques moi, j’adore.

Al otro lado

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Émouvant, touchant et absurde à la fois… La vie est ainsi faite. A voir.

Philip Roth

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Après la lecture de « Un homme », j’ai eu la chance de tomber sur cet autre recueil de Philip Roth au Bouquiniste de Barcelone… Il ne m’a pas fallu plus de deux jours pour dévorer cet autre roman.

J’aimerais bien poursuivre ce cycle de bonnes lectures…

The Cure

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Quelle pêche ce Robert Smith!

Super concert, bonne sono, ambiance de folie… Ça fait plaisir! Un petit moment de bonheur, un de plus…

NOSTALGIE DE PROHIBITION

Evidemment, cette chronique n’est pas de moi. Il ne manquerait plus que ça! Mais elle m’a fait sourire et je la trouve très réaliste…

Un peu de folie et d’interdit pour stimuler la création…

La chronique de Frédéric Beigbeder
Nostalgie de la Prohibition

par Frédéric Beigbeder
Lire, mars 2008


© Franck Courtès

Eurêka! Docteur Jekyll et Mister Hyde de Robert Louis Stevenson me fournit la réponse à la question que je me posais ici même le mois dernier («Gracq ou Sagan? Choisis ton camp»). Un écrivain doit-il choisir le retrait ou la fête? Les deux, mon général! Gracq le jour, Sagan la nuit! Voilà la solution. Isolement diurne, mondanité by night. Du matin au soir: travail, misanthropie, ermitage, écriture, solitude. Du soir au matin: futilité, société, plaisirs, autodestruction, foule. La double vie est l’équilibre parfait des déséquilibrés. L’écrivain est toujours un funambule qui titube entre le ciel et la terre.

Récemment, j’ai lu un entretien accordé au blog de la 92e Rue par Gary Shteyngart (voir page 33), le jeune auteur du chef-d’oeuvre romanesque de ce début d’année (Absurdistan, L’Olivier). Il y confie que son rêve aurait été de vivre à New York dans les années 1920: «J’aurais aimé vivre à l’époque de la Prohibition. J’aime faire des choses illégales. J’aime boire aussi. Et les flappers, mmm, les flappers…» Beaucoup d’auteurs ont cette nostalgie de la Prohibition. L’alcool avait sûrement meilleur goût quand il était illicite. L’atmosphère sulfureuse des «speakeasies», les danseuses de charleston coiffées comme Zelda Fitzgerald, avec leurs longs colliers et leur petite vertu… Mmmm, comme il dit. Mais ce n’est pas seulement le goût des années 1920 qui séduit le génial Gary Shteyngart. C’est l’Interdit tout court. Pourquoi la littérature a-t-elle cet étrange besoin de braver les lois? Beaucoup d’écrivains se mettent à fumer des cigarettes dans les bars en ce moment, juste pour le plaisir de désobéir. Essayons de comprendre cette puérile pulsion d’illégalité qui est la nôtre. J’y vois quatre raisons.

1) Le romancier n’est pas au-dessus des lois mais à côté. C’est quelqu’un qui dicte ses propres lois. Il fixe les règles de son jeu. Il construit un monde dont il est le maître. L’écrivain est Dieu chez lui, il se fiche du code pénal. Il n’obéit qu’à lui-même. Seuls ses personnages ont le pouvoir de lui désobéir, et encore.

2) L’état second peut être une source d’inspiration. De Théophile Gautier à Will Self, on ne vous fera pas ici l’injure de dresser la liste des auteurs qui ont eu recours aux substances prohibées (l’espace qui nous est imparti n’y suffirait pas). Durant la Prohibition, Dorothy Parker, Ernest Hemingway et Scott Fitzgerald se sont mis quotidiennement hors la loi pour s’amuser mais aussi parce qu’ils cherchaient des angles nouveaux pour décrire leur époque.

3) Lorsque tout est permis, l’art est impossible. La littérature la plus ambitieuse a toujours flirté avec les tabous. Elle a besoin de la transgression comme d’un carburant. Explorer les limites de sa liberté est un exceptionnel moteur d’écriture. Pour Flaubert, ce fut l’adultère bourgeois. Pour Baudelaire, les putes. Pour Fitzgerald, l’alcool. Pour D.H. Lawrence, le sexe. Pour Nabokov, les petites filles. On n’écrit rien d’intéressant en restant dans la norme. Les bons livres sentent le soufre, le danger, la garde à vue.

4) Plus prosaïquement: qui a envie de lire un roman où il ne se passerait que des choses autorisées par la Justice? La fiction a été inventée pour permettre à l’homme de vivre en marge de la réalité. Les premiers héros de romans (Don Quichotte et Gargantua) étaient des détraqués qui faisaient n’importe quoi. Depuis, rien n’a changé. Un romancier c’est quelqu’un qui imagine, expérimente et raconte à autrui des vies juridiquement interdites, politiquement incorrectes et sexuellement condamnables.

Pour toutes ces raisons, je suis heureux de vivre en 2008 dans un pays qui traverse probablement l’une des plus graves périodes de Prohibition de toute son Histoire.

No country for old men

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Un film qui ne laisse pas indifférent. Sans doute un film pour un public masculin. Pour les hommes qui ont peur. Certains avancent quoiqu’il arrive.

Même si le sujet est violent, ils se se cachent de nombreux messages derrière ces personnages fort bien interprétés (notamment par Javier Bardem qui mérite son Oscar… depuis longtemps d’ailleurs.) Je comprends mieux l’univers de Cormac McCarthy en ayant vu ce film et après avoir lu La Route. Peu d’espoir, peu d’espérance, et une grande maîtrise du non-sens. J’aime.

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La Route

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Encore un livre qui ne laisse pas indifférent. C’est une expérience troublante, émouvante voire déstabilisante… Si les descriptions n’étaient pas si dures parfois, je l’aurais lu à mes petits.

En conclusion, j’ai adoré! Et, le recommande vivement à ceux qui doutent de l’intérêt d’exister…

Bonne lecture.

Juno

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Très sympa, maturité peu probable de l’actrice principale, mais c’est troublant… Répliques épatantes!

Rain – Joe Jackson

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Superbe album de Joe Jackson… J’avais eu la chance de découvrir certains morceaux lors de son dernier concert à Barcelone. Ils sont là…

Télé sur internet

Entretien TV sur Mobil M

Pour rigoler un bon coup… Ce n’est décidément pas mon truc les interviews à la télé…

into the wild


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Magnifique Road Movie. Spirituel.


À ne manquer sous aucun prétexte.

ahimsa: la force de l’amour

« Et pour servir, c’est d’amour dont j’ai besoin, et non de prestige. Tant que je serai fidèle à la cause que je sers, je n’aurai pas à craindre de manquer d’amour. »

 

« Je me considère comme incapable de haïr qui que ce soit. »

 

« Mais je sais non moins bien qu’il faut faire son devoir sans se soucier de l’opinion des autres. »

 

« Le sentier de l’ahimsa, c’est à dire de l’amour, doit souvent être parcouru en toute solitude. »

 

« Mais aujourd’hui je m’élève contre le christianisme dogmatique dans la mesure où je suis persuadé que sa doctrine a déformé le message de Jésus. »

 

« … je ne veux pour rien au monde étouffer cette petite voix qui est ma conscience ou l’expression de ce qu’il y a de plus profond en moi. Un élan irrésistible me pousse à crier mon angoisse. J’en connais exactement la cause. Cette voix intérieure ne me trompe jamais. Pour l’instant, elle me dit: « Tiens bon, même si tu es seul et si tout le monde est contre toi. Regarde-les droit dans les yeux même si les leurs sont injectés de sang. N’aie pas peur. Fais confiance à cette petite voix du coeur qui te demande d’être disposé à abandonner amis, femme, tout et tous. Sois prêt à mourir pour témoigner de ce qui donne un sens à ta vie. » » 

 

Quelques petits passages extraits de Gandhi, La voie de la non-violence. Editions Folio

passage

« – Vous comprenez, Monsieur, si je refusais une fois de faire une chose, n’importe quelle chose, je commencerais à m’organiser, à me défendre, à m’intéresser à ce que je fais. Je commencerais par une chose, je continuerais par une autre et quoi encore? Et je finirais par m’occuper si bien de mes droits que les prendrais au sérieux et que je croirais qu’ils existent. J’y penserais. Je ne m’enuierais même plus. Ainsi je serais perdue. »

Marguerite Duras, Le Square