Archives du mot-clé Note

note

20111115-124052.jpg

Aujourd’hui je ne peux rien faire d’autre que de ne rien faire.

15 novembre 2011

note

20111114-164406.jpg

A-t-on vraiment tant de choses à vivre ou n’est-ce seulement qu’une obstination à vouloir décorer sa vie à tout prix, lui donner du relief, une histoire?

note

20111110-190633.jpg

« Dans le doute, je reste sceptique…

En silence, être là. »

 

 

note

20111109-151856.jpg

photo volée à @AliQuandOo

Chercher, chercher encore des solutions et ne pas les trouver.

Faire confiance au silence et le contempler.

note

20111029-104344.jpg

Des petits pas, par ici, sans faire de bruit. Ne déranger personne, seulement être passé et rien de plus.
Des mots se sont échoués, sans aucun rebond, avalés par une liste sans fond. Mais ont vécu, le temps d’un souffle de pensée.

En présence, je perçois ceux que j’aime, que j’ai aimé et qui se sont évaporés d’ici. La nature assassine, infanticide, les a décomposés, broyés, réduits.

La violence est omniprésence.
Comme la conscience.
Absence au monde.
L’oubli est absence, le souvenir présence.
Béance.

note

Quand la nuit d’hiver approche, quand les pensées s’engourdissent, quand le coeur se refroidit, quand la conscience s’enlise…

S’échapper rêver pour ne plus cauchemarder.

note

En ces jours, je ne saurai dire et écrire autre chose:

« Il avait perdu sa magie. L’élan n’était plus là. »

Le rabaissement, Philip Roth | éditions Gallimard

note

20110929-082155.jpg

« Qu’est mon néant, auprès de la stupeur qui vous attend ? »

Arthur Rimbaud | Les illuminations

note

20110925-194709.jpg

« Alors
ils suivirent le chemin
qui mène aux villes »

Jean Cocteau « Œuvres poétiques complètes »

note

20110920-082843.jpg

J’ai l’intime conviction que l’on écrit toujours à quelqu’un, jamais pour soi. Et les correspondances silencieuses se délitent dans l’univers, sans laisser de traces. Perception désaxée, sans repère qui ne vaille, seulement vaciller.

note

« Pour nourriture, j’ai mes soupirs, comme l’eau s’épanchent mes rugissements.

Toutes mes craintes se réalisent et ce que je redoute m’arrive.

Ni tranquilité ni paix pour moi, et mes tourments chassent le repos »

JOB, 3, 24-26 

note | suite

Bis repetita | Aimer les évidences que l’on ne veut pas comprendre. Ne posséder qu’une « connaissance relative » des événements, des objets, des individus… et se tromper toujours, indéfiniment.

Mais essayer de démêler le « préjugé du monde »…

« Dans l’espace lui-même et sans la présence d’un sujet psychophysique, il n’y a aucune direction, aucun dedans, aucun dehors. (…) Il y a un premier dogmatisme, dont l’analyse réfléxive nous débarasse et qui consiste à affirmer que l’objet est en soi ou absolument, sans se demander ce qu’il est. (…) La perception extérieure et la perception du corps propre varient ensemble parce qu’elles sont les deux faces d’un même acte. » Maurice Merleau-Ponty | Phénoménologie de la perception.

En préparant ce billet, les mots de notre soupir 59, Denise, me parvenaient par mail sur la perception de l’oeuvre de Charles:

« Sa pensée diffuse la brume de ses idées. Il était là entre deux mondes à écouter la venue de la nuit. Mais il s’envola vers la lumière. Il était là au creux d’une conception à s’embrouiller comme le bon vin saoule. »

note

20110909-032903.jpg

Aimer les évidences que l’on ne veut pas comprendre. Ne posséder qu’une « connaissance relative » des événements, des objets, des individus… et se tromper toujours, indéfiniment.

« C’est parce que votre vision est dirigée vers l’extérieur que vous parlez d’un extérieur. (…) En parlant des Cieux, on s’imagine qu’ils sont au-dessus ou au-dessous, intérieurs ou extérieurs, car on est habitué à la connaissance relative. On ne cherche que le savoir objectif, d’où ces idées. En fait, il n’y a ni haut, ni bas, ni intérieur, ni extérieur. Si ces notions étaient réelles, elles devraient aussi être présentes pendant le sommeil profond. Car ce qui est réel doit être continu et permanent. Quand vous dormez, vous sentez-vous à l’intérieur ou à l’extérieur? Bien sûr que non. » Sri Rāmana Maharshi

note

20110907-110254.jpg

Je préfèrerais ne plus penser à rien plutôt que de croire encore en quelque chose.

Apprendre à ne pas penser et désapprendre à croire.

Sans le vacarme des pensées.

Dans un parfait silence,

Ne rien attendre.

Être là.

Seulement là.

© Tableau: Charles Maussion

note