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note

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Pensées du soir, désespoir des espoirs…
Pas sage avide, passage à vide…
Atemporain, le contraire de contemporain… Sensation quasi cruelle d’être atemporain.
Et pourtant…

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À l’heure du déjeuner, lire, presque par hasard, ce passage:

« (…) les phénomènes existent sur un mode essentiellement interdépendant et n’ont pas d’existence autonome et permanente. La réalité ultime est donc ce que l’on appelle la vacuité d’existence propre des phénomènes animés et inanimés. Tout est relation, rien n’existe en soi et par soi. (…) La « vacuité » de quelque chose, ce n’est pas l’inexistence de cette chose mais sa nature véritable. » (*)

puis,  le partager ici, parce qu’ici ce n’est pas complètement perdu, ni ailleurs. Le partager parce que l’on a la sensation que rien ne tient debout, parce que le chemin s’estompe au fur et à mesure que l’on avance, parce que les mots ne parviennent plus à s’étirer jusqu’à l’infini, parce qu’être vide est peut-être la vraie nature de ce que l’on est, parce que l’on tente désespérement de comprendre et d’analyser les perceptions qui troublent, parce que l’on n’a pas conscience que l’on peut, ou pas, changer la course folle de la vie, parce que ce que l’on dit n’a plus aucune importance, parce que les phrases se juxtaposent puis se jettent dans un précipice sans fond, fugaces, comme un éclair qui déchire le ciel noir et grondant qui surplombe, parce que le silence et le retrait sont peut-être moins violents, parce qu’une présence attentiste mais indéféctible est peut-être plus paisible et plus rassurante, parce que parfois, il est préférable de ne rien susurrer. Innefable vacuité.

Tout est relation, rien n’existe en soi et par soi. (*)

(*) Matthieu Ricard | L’art de la Méditation

autrui

(Un grand merci à Claudine Mangen-Sales , peintre)

Qui est autrui?
La question m’est apparue comme une évidence. Un postulat dont je ne pouvais pas douter. L’important n’est donc pas de parvenir à savoir qui suis-je mais bien de découvrir qui est l’autre? Qui est autrui? Cet être étrange qui n’est pas moi. Sans l’autre l’un n’est rien puisqu’il ne voit que lui. Voir n’est pas le mot, sentir est plus approprié. Nous distinguons ses formes, mais elles n’ont aucune importance. Voir l’autre c’est être aussi l’autre, accepter l’autre comme partie indissociable de soi. Il n’existe alors plus de différence entre autrui & autrui. Le mystère réside uniquement dans la vision réaliste de l’autre, non comme une définition, une image, une représentation. Extraire les barrières physiques et illusoires de l’autre comme un élément extérieur à soi. Ne pas chercher les différences mais se confondre dans les similitudes, quasi cosmiques, et se laisser porter dans ce souffle de poussières d’étoiles.
Ne pas reconnaître autrui est se perdre inexorablement soi-même. S’enchevêtrer dans un ego qui dessine un enclos rassurant qui terrifie. On peut alors comprendre que la peur de l’autre n’est qu’un leurre, une fuite de soi.

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Je ne cesse de me poser des questions. Trop de questions. Beaucoup trop de questions. J’ai besoin de signes. De petits signes qui me permettent d’avancer.
Mes questions m’éloignent des autres, m’éloignent de moi. De la vie et de l’instant.
Besoin d’un panneau bleu, qui me dise, qui te dise, qui vous dise… Zone sans danger, tu peux avancer.
Tu es prioritaire. Mais prends garde à bien regarder à gauche puis à droite.
Ne reste pas bloqué là à me regarder fixement. Ne doute pas, avance.
C’est dessiné à dessein.
File sur le fil.
Peut-être tomberas-tu? Ne t’inquiète pas.
Je ne sais plus lire!
Aveuglé par les larmes du vent.
Je veux juste attendre un peu avant de traverser.
Peur d’être renversé.
Prémonition.
Et où serai-je quand j’aurais avancé?
Ailleurs ou un pas plus loin seulement.
Je ne sais pas.
Je ne cesse de me poser des questions. Trop de questions. Beaucoup trop de questions.
Je n’arrive pas à trouver les journées belles.
Dessinez-moi un panneau qui me guide.
Seul, je ne sais pas avancer.

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Vision mélancolique.
Ne saisit-on certains mystères seulement lorsque l’on est anéanti d’avoir été oublié?

no ego

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Parvenir à éteindre le flux de ses pensées. Même un seul instant. Vivre seulement la conscience d’être. Se fondre dans l’ensemble. Vivre son évaporation diffuse.

étoile de jour

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Vision mélancolique. Être au milieu de tout, de tous, de rien et de personne. À la fois. Entre deux eaux, entre deux ciels. Sans départ ni arrivée. Vivre ou rêver en suspension. Une trace qui passe et s’efface. L’éternel doute d’une existence.

ciel du jour

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« Le ciel se fiche bien de mes états d’âme. Il a raison. Il est. »

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note

Des milliards de solitudes qui s’observent, ne se comprennent pas, s’ignorent ou, pire encore, s’entretuent et se déchirent.
Des siècles d’humanité s’écoulent et nous sommes toujours incapables de vivre ensemble? Incapables d’accepter l’extrême beauté de nos diversités, celles-là mêmes qui nous rendent uniques.
Qui m’expliquera pourquoi il est si facile et si rapide de générer  des amitiés et des communautés virtuelles alors qu’il est si difficile de les créer et de les maintenir dans la vie non virtuelle? L’engagement serait-il une qualité virtuelle. L’harmonie, une utopie?
Doit-on essayer de maîtriser ce chaos indomptable ou chercher l’équilibre dans le chaos?
Pourquoi n’existe-t-il pas d’écoles, d’universités pour apprendre l’amour, l’amour de l’autre, l’amour de soi parmi les autres? Réflexion enfantine et naïve, certes. Et alors!
Et si l’intérêt commun était l’apogée  de l’intérêt individuel?
Quel système politique sera capable de réfléchir et d’agir pour le bien de tous?
Ne me dites pas que c’est impossible. C’est faux! Personne n’a envie de s’impliquer, tout simplement. Tristement.
La montagne nous semble trop haute.

conscience | vie

illustration, Valérie Linder

 

J’ai soudain conscience que je ne comprends rien à rien. Je vous abandonne pour quelques temps.

À bientôt.

regardez… (II)

« … j’aime le regard des hommes qui regardent le regard des hommes qui les regardent… »

À Juan-Carlos Hernández, photographe.

J’aurais aimé être Saxo, aimé avoir ce regard, cette sérénité, ce calme…

6.01.2007 Ornette Coleman photo session at his home in New York by Juan-Carlos Hernandez ©

plateform magazine | nº 16

Vous adorez la création… vous recherchez d’autres manières de vous informer sur les talents et les formes d’expression qui circulent par ci par là… alors ne manquez pas d’ouvrir PLATEFORM Magazine. Avant toute chose, je voudrais remercier Louise Imagine, sans qui je n’aurais découvert ce magazine exceptionnel & incontournable… Bravo à toute l’équipe…

Balade en ligne, ici…: http://bit.ly/dhv223

Vous y retrouverez…