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Finalement, rien ne sert d’essayer de changer le cours des événements. Ils arrivent et on les vit. Impuissantes révolutions. Rien de nouveau.

La déception de croire.

L’exposition universelle de soi pour être encore plus seul. Quel espoir se cache derrière tout cela? Les mythes se découvrent, ils ne s’affichent pas. La postérité est tellement plus élégante. Elle n’a plus aucune raison d’être. Elle est gratuite.

Ne nous empêchons pas d’aimer, même en souvenir.

C’est tout de même étrange tout cela. La vie ici ou là. Le mal que l’on se fait, sans vouloir le faire. Et celui que l’on se fait en le sachant. Le calvaire des utopies. Puis il y a tout ce que l’on ne veut pas se dire et ce que l’on ne s’est pas dit. Une confusion des non-dits. Et ce livre ne se termine jamais, ni ne se terminera.

Sans doute le plus lâche.

50 titres des éditions Numeriklivres à la médiathèque d’Albi

« Mauvaises Nouvelles », éditions NumerikLivres, dans le catalogue du réseau des médiathèques de l’Albigeois.

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D’ici quelques jours, les usagers du réseau des médiathèques de l’Albigeois qui emprunteront une liseuse ou une tablette dans le cadre de l’opération TabenBib pourront lire des titres issus de notre catalogue.

Voir l’article original 497 mots de plus

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… et puis il y a ces jours, ces jours qui sont de trop. Ceux que l’on n’a pas demandés. Sauter une case, revenir à celle du départ. Les jours ne dépendent pas de nous, ils viennent et repartent, laissant la seule trace que celle que nous avons bien voulu leur octroyer. Sentiment absurde d’avoir survolé sa journée, hors de soi, en très léger décalage, sans s’observer évoluer. Ni avancer, ni reculer. Où s’est-il égaré ce regard? Qu’ai-je fait de mes mains aujourd’hui? À quoi ont-elles servi? Qu’as-tu produit l’ami?… si ce n’est cette pensée noire qui t’a suivi. Revêtir ses sombres habits pourpres du bal des tourments puis déambuler là où tous s’agitent et se pressent. Aucun désir, laisser filer, laisser faire et perdre le dessus sans jamais lâcher prise. Le combat est inégal, ne pas lutter. Tu pourrais le regretter. Se laisser emporter par la vague de la pensée et attendre qu’elle échoue sa masse puissante au sol, dans un bruit sourd, comme un corps qui perdrait la vie dans sa marche. L’arche ne sait rester en suspens, c’est contre nature. Le corps finit par tomber et l’âme s’en échappe. Sais-tu ce qu’il t’est demandé de faire ici? Qui est ton maître? Ne se serait-il pas échapper pour te laisser choir dans ce délire que tu alimentes parce que cela te rassure? L’image que tu avais du monde s’est évanouie. Approche-toi de l’essentiel, sans trop y réfléchir, en tâtonnant. Le voyage est peut-être encore long et il n’en restera rien. Qui a gravé tes souvenirs si ce n’est toi, au fond de toi? Gravure sur sable, vouée à s’effacer. A été et n’est plus. Drôle de jeu, sans importance. Puisque tu le sais, pourquoi t’inquiètes-tu alors? Oui, cela n’a aucune importance, de quoi as-tu peur si ce n’est de t’approcher d’une vérité qui te stigmatise, t’anéanti. Disparaître n’est pas s’absenter. On pourrait penser à une  fuite si seulement elle était volontaire. Rien ne justifie ce qui se passe autour de nous, la recherche n’est-elle pas déjà terminée, aboutie. Que cherches-tu à savoir de plus qui n’est déjà connu, vécu? Il faudra songer à arrêter d’asséner des âneries pour essayer de croire à cet ordre qui n’en est pas un.

Disparaître n’est pas s’absenter.

marguerite duras, l’homme atlantique, les éditions de minuit

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« Tandis que je ne vous aime plus je n’aime plus rien, rien, que vous, encore. »

« Et puis le jour est revenu comme d’habitude, en larmes, et prêt pour la comédie. Et encore une fois la comédie s’est proposée. »

« Vous êtes resté dans l’état d’être parti. Et j’ai fait un film de votre absence. »

« Continuez à oublier, à ignorer et le devenir de tout ceci et celui de vous-même. »

Marguerite Duras, L’homme atlantique, Les éditions de minuit

une ligne

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Une simple ligne, immobile et silencieuse. Une frontière que l’on a outrepassée, une frontière que l’on ne traversera plus ou que l’on a déjà franchie. Avant, après. Passé, futur. Le simple dessin du présent qui ne s’oublie plus. Le présent que l’on a en soi, celui que l’on possède vraiment. Ce mouvement qui se fige dans sa fuite en avant. Le trait dépouillé de nos mémoires unies, avec leurs mots enlacés les uns aux autres qui deviennent illisibles. Une ligne de mots qui ne peut plus rien dire et qui s’étire en confessions, comme ce souvenir qui la trace. Une ligne qui peut se lire et semble tout dire. Une ligne qui se comprend tout en laissant sa cicatrice. Pure conscience, anamnèse.

la vérité sur Marie – Jean Philippe Toussaint

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La main et le regard, il n’est jamais question que de cela dans la vie, en amour, en art.

La vérité sur Marie, Jean-Philippe Toussaint. Les Éditions de Minuit.

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Lecture indispensable,
Sri Nisargadatta Maharaj – Je suis – éditions Les Deux Océans, Paris – ISBN: 2.86681.002.3

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Absparaître,
disparaître pour apparaître, ne plus être pour être soi.

« La Bonne d’enfant » d’Offenbach

Sortir à Paris…

La Bonne d'Enfant Flyer

Les Papillons électriques seront au théâtre des Cinq Diamants à partir du 15 Octobre

pour la création de « La Bonne d’enfant » opérette bouffe en un acte de Offenbach dont ils donnenront 7 représentations à partir entre le 15 et le 23  novembre….
Pour connaître le détail des dates et des horaires consulter la rubrique programmation-théâtre

 

Dans l’atelier de Pierre Edouard | Benoît Sourty

[youtube http://youtu.be/7RItdTiMYKg]

« Le peintre et sculpteur Pierre Edouard cherche à réaliser une tête qui ne ressemblera pas à une tête. Ses réflexions en même temps qu’il travaille , bousculent les frontières entre figuratif et abstrait. Il laisse la sculpture envahir l’espace, il la guide, nous le regardons, nous l’écoutons. »

Benoît Sourty | http://www.benoitsourty.fr/

Pierre Edouard | Sculpteur : http://www.pierre-edouard-sculpteur.com

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Parfois on se manifeste comme l’on peut, et les mots ne veulent plus rien dire.

Charles Maussion, dans son atelier | Vidéo Benoît Sourty

« Le peintre Charles Maussion travaille dans son atelier. Nous l’observons, puis l’écoutons décrire son désir de retirer de la toile le superflu de façon à ce qu’il ne reste que l’esssentiel. Ce n’est pas la vision de la mouette qu’il est important de retrouver, c’est le sentiment de la mouette. ( extrait d’un documentaire de 50 minutes « le sentiment de la mouette », image Jean-Jacques Mrejen, son, montage Jean-Pierre Sanchez, productions de la lanterne) »

Vidéo de Benoît Sourty (http://www.benoitsourty.fr/#/Filmer-lArt/)

je marchais sur une plage du nord, et à quelques mètres de moi, une mouette.

CharlesMaussionPhotoSuzanneNagy_1® Photo Suzanne Nagy

« […] je marchais sur une plage du nord, et à quelques mètres de moi, une mouette. C’était de bonne heure le matin, l’air était encore embrumé et les tons bruns-roses du sol se mêlaient au bleu de l’atmosphère pour former une atmosphère grise très transparente et diffusant la lumière.

Je fus saisi : elle se tenait toute droite sur ses pattes comme une montagne de lumière. Pourtant, elle ne semblait pas de nature différente de l’espace lumineux qui l’entourait. La lumière avait mangé ses contours pour ne laisser qu’une présence lumineuse… seule une très fine modulation à peine perceptible, comme une caresse.

Là encore, très peu d’éléments, pas de contrastes, pas d’affirmation, juste un espace, un souffle, une respiration suffisait à créer cette présence comme une source rayonnante et raffraichissante. […]

Charles Maussion »

Plus d’infos sur la vie et l’oeuvre de Charles Maussion : http://www.charlesmaussion.com

Alberto Giacometti | Écrits, éditions Hermann

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« Soudainement, j’ai eu le sentiment que tous les événements existaient simultanément autour de moi. Le temps devenait horizontal et circulaire, était espace en même temps, et j’essayai de le dessiner. »

Alberto Giacometti, Labyrinthe, nº 22-23, décembre 1946. Le rêve, le sphinx et la mort de T.

Extrait de Écrits, éditions Hermann

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