note

photo xavier fisselier

« L’essentiel, par ces temps de misère morale, c’est de créer de l’enthousiasme. Combien de personnes ont lu Homère ? Cependant tout le monde en parle. On a créé ainsi la superstition homérique. Une superstition dans ce sens provoque une excitation précieuse. C’est d’enthousiasme que nous avons le plus besoin, nous et les jeunes. » Pablo Picasso

Extrait des Cahiers d’art, Conversation avec Picasso, Christian Zervos, issue des Cahiers d’Art, Nº 7-10, 1935

(perce)voir

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Ne plus écrire pour ne plus se lire. De moins en moins de mots. Seulement percevoir que l’on perce ses mystères pour se voir.

percevoir [pɛʀsəvwaʀ] verbe transitif
(vient du latin percipere, de capere « prendre » → capter, chasser)
I.
1. Comprendre, parvenir à connaître. ➙ discerner, distinguer, saisir, sentir. Percevoir une intention, une nuance.
2. Avoir conscience de (une sensation) (➙ sentir; perception). Il perçut une lueur indécise. — Les chiens perçoivent les ultrasons.
II. Recevoir (une somme d’argent). ➙ encaisser. Percevoir un loyer. ➙ 1 toucher. — spécialement Recueillir (le montant d’un impôt, d’une taxe) (➙ 1 lever, recouvrer; percepteur, perception). — au p. p. Droits perçus.

Le Robert

avis de recherche

20130127-144126.jpg illustration: Valérie LINDER (copyright)

20130127-110742.jpg illustration: Valérie LINDER (copyright)

20130127-111615.jpg illustration: Valérie LINDER (copyright)

En quête d’un éditeur de livres pour enfants interessé par la publication de:
Comme tous les papas du monde, conte pour enfants aux magnifiques illustrations de Valérie LINDER.

À partager, là où vous le souhaitez.
Une piste… N’hésitez pas à me contacter…

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v. a. (an-tre-voir)

1. Ne voir qu’imparfaitement, sans bien distinguer. Entrevoir un objet à travers le brouillard, dans l’obscurité.

(Absolument)

Nous ne faisons qu’entrevoir la vérité.

2. Prévoir. J’entrevois de grands obstacles.

3. Ne voir qu’un moment. Je n’ai fait que l’entrevoir.

4. S’entrevoir,(v. réfl.) Avoir une rapide entrevue. Ils s’entrevirent dans telle maison.

Se rendre mutuellement visite.

Littré

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Vivre dans ses rêves n’est pas toujours une belle réalité. Et pourtant la réalité est souvent éloignée des rêves. Vivre sur un fil, entre les deux. Et attendre. Il y a des moments (ou des espaces) de réalité que l’on ne termine, que l’on n’oublie pas. Comme certains rêves. Puis il y a ces moments (espaces) de réalités que l’on n’a pas pu, pas voulu poursuivre et qui hante ensuite nos rêves. Nuit après nuit. Mais il y a toujours l’espoir du rêve qui devient réalité. Peut-être. Ce n’est sans doute pas le plus important. J’aimerais apprendre à comprendre ce, ceux et celles qui m’entourent et peut-être aussi… ce que je suis. Ce que le « je » est plutôt.
Inavouable aujourd’hui. Presque honteux : être mélancolique. Tout simplement. Nécessaire et suffisant comme la logique d’une règle mathématique.

Baleines et Déesses | Pierre Édouard | Alias William Blake and Co. Éditions

Pierre-Edouard, né en 1959, est sculpteur. Il vit et travaille à Paris. Ses œuvres sont exposées en France et à l’étranger. Son travaille se développe en une variation continue poursuivant inlassablement un questionnement sur le modelé et l’espace. Baleines et Déesses est le premier ouvrage consacré à son œuvre gravé.

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Le besoin du colossal nourrit tous les siècles et n’a cessé d’être l’une de nos destinées. Mais comme pour ces choses inhérentes à notre être, difficile est la tâche de l’interroger. Parfois nous l’oublions et apparaissent des arts qui se mesurent à l’homme, mais, comme une irrépressible marée, ce profond désir nous submerge à nouveau. Le propre de cet esprit de la démesure est de revenir inlassablement. Quelque chose en nous-même l’implore secrètement, lui redonne la vie et son omnipotence d’orage, puis nous offre ces œuvres qui nous appartiennent en propre et qui pourtant ne nous appartiennent pas tout à fait…
Pierre-Édouard

Baleines et Déesses | Pierre-Édouard | Alias | William Blake and Co Éditions
ISBN: 978-2-84103-202-0

Mieux connaître l’œuvre de Pierre-Édouard ICI

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Sans doute la plus belle page de L’amour sans le faire, Serge Joncour, éditions Flammarion

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Très, très heureuse année à vous.

le livre de l’intranquillité, Fernando Pessoa. Version numérique…

Fernando_Pessoa_Le livre de l'intranquillité

Pétition afin que Christian Bourgois éditeur propose rapidement la version numérique du livre de l’intranquillité. Oeuvre indispensable, à avoir toujours sur soi… Partout, ici et maintenant…

(Re)lancement de la revue Cahiers d’art

cahiers_d'art

Communiqué de presse 

Racheté par le collectionneur suédois Staffan Ahrenberg en 2011, Cahiers d’art est à la fois une revue, une maison d’édition et une galerie fondés en 1926 par Christian Zervos au 14 rue du Dragon, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés. Les Cahiers d’art étaient un modèle quasi unique : une revue d’art contemporain, à la mise en page et à la typographie audacieuses, abondamment illustrée de photographies, qui fait dialoguer l’art moderne et l’art ancien, et où les poètes et les écrivains, Tristan Tzara, Paul Éluard, René Char, Ernest Hemingway, Samuel Beckett, remplaçaient avantageusement les critiques d’art.

Pour son (re)lancement en octobre 2012, Staffan Ahrenberg est rejoint par ses conseillers Samuel Keller, directeur de la Fondation Beyeler en Suisse, le commissaire d’expositions Hans-Ulrich Obrist et Isabela Mora.

Ahrenberg, Keller et Obrist sont co-rédacteurs en chef du premier numéro publié depuis 1960 qui sortira le 18 Octobre 2012 et Isabelle Mora , et sera en français et, pour la première fois, en anglais.

Fidèle à la revue d’origine, le n°1 réunira un important dossier de 70 pages sur un artiste invité, Ellsworth Kelly, des articles de célèbres architectes, historiens et critiques d’art et enfin des portfolios consacrés à des artistes émergents (Cyprien Gaillard, Sarah Morris, Adrian Villar Rojas).

Sommaire du premier numéro 2012 :

> Ellsworth Kelly vu par : Yve Alain Bois, Hans Ulrich Obrist, Ann Hindry, Richard F. Townsend et lui-même

> Hommage à Oscar Niemeyer écrit par Tadao Ando

> Architecture et musée : une relation trouble, par Jean-Louis Cohen

> Cyprien Gaillard, photos inédites accompagnées d’un texte par Jan Tumlir

> Sarah Morris

> Adrian Villar Rojas, dessins récents et inédits

> Conversation avec Picasso par Christian Zervos

Parallèlement, la Galerie Cahiers d’art proposera une exposition de peintures des années cinquante d’Ellsworth Kelly ainsi que des objets anciens de sa collection privée du 18 octobre 2012 au 30 Janvier 2013. De nouveaux livres de maîtres modernes et contemporains seront également prochainement publiés par la maison d’édition.

Historique des Cahiers d’art 

Les débuts coïncident avec la découverte du Bauhaus, de l’architecture de Le Corbusier, de Klee, de Kandinsky, avec l’assimilation des arts primitifs et de l’archéologie des Cyclades. Des années 30 jusqu’au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, la revue s’est surtout intéressée à l’œuvre d’artistes qui vivaient et travaillaient à Paris, notamment Picasso, Matisse, Braque, Léger, Ernst, Arp et Giacometti. En 1932, les éditions Cahiers d’art avaient déjà publié le premier volume du Catalogue Picasso, un projet qui associait Picasso et Zervos et qui s’étendra sur plus de cinq décennies.

Les collaborations des artistes avec les Cahiers d’art  ont souvent donné lieu à des œuvres originales. Les pochoirs de 1934 de Joan Miro, celui de 1937, intitulé « Aidez l’Espagne », les « Cœurs volants » de Duchamp, peut-être le premier exemple au monde d’art cinétique, comptent parmi les œuvres les plus emblématiques de ces deux artistes. Christian et Yvonne Zervos organisèrent dans la galerie des Cahiers d’art entre deux à cinq expositions par an de 1932 à 1970, dont celles consacrées à Calder, Gonzalez, Tanguy, Laurens et Brauner.

En 1960, Zervos avait publié 97 numéros de la revue Cahiers d’art et plus de 50 livres, dont des monographies sur le Greco, Matisse, Man Ray et l’art africain et mésopotamien. Zervos travailla au Catalogue Picasso de 1932 jusqu’à sa mort, à Paris, en 1970. Les 33 volumes du Catalogue sont depuis devenus l’ouvrage de référence sur l’œuvre de Picasso.

En 2011, alors que Staffan Ahrenberg accompagne son fils rue du Dragon, il pousse presque par hasard la porte de la librairie Cahiers d’art, véritable référence dans son parcours de collectionneur. Il s’enhardit à demander si la maison d’édition est à vendre. « C’est possible » s’entend-il répondre. « Revenez demain. »

Aujourd’hui, Staffan Ahrenberg et son équipe donnent un second souffle à Cahiers d’Art.

INFORMATIONS PRATIQUES

Librairie et galerie Cahiers d’art 14, rue du Dragon – 75006 Paris

Editions Cahiers d’art 15, rue du Dragon – 75006 Paris

T. +33 1 45 48 76 73 / info@cahiersdart.fr / www.cahiersdart.fr

Métro Saint-Germain-des-Prés (ligne 4), Mabillon (ligne 10), Sèvres Babylone (lignes 10/12)

Revue Cahiers d’art 136 pages, broché, 24,5 x 31,5 cm, avec une lithographie

Prix de vente : 60 euros. Disponible à partir du 18 octobre 2012, par abonnement, sur le site internet www.cahiersdart.fr, à la librairie Cahiers d’art et dans une sélection de points de vente internationaux.

Contact presse Sandrine Mahaut / Claudine Colin Communication / T. 01 42 72 60 01  sandrine@claudinecolin.com

rappel

Un an plus tard…

Avatar de Xavierabsparition

© louise imagine – Jérôme

Sans Dieu Fictif, Suicide Devant la Foule, Sans Destin Futur, Sans Destinée Fixe, Sans Foi ni Dieu,  Séquelle De Folie, Sourire De Fou, Sommeil Du Froid,…

© louise imagine – Jérôme

… recroquevillé sur le trottoir, en plein jour. Ici, maintenant sur cette terre qui est aussi la tienne, dans ce monde que tu malmènes, je ne peux empêcher ces 3 maudites lettres S, D, F, mon nouveau nom de scène, de se composer et se décomposer.

Oui, ici, à l’instant présent je peux encore penser, croiser tes regards qui n’osent s’accrocher à ma crasse. J’ai tout le temps d’étudier ma mort venir: le froid, un mauvais coup, la faim, mon cher et tendre abandon. Tu me tues de ton indifférence. Ne joue pas au révolté, tu peux rire plutôt. Je serais plus heureux de te voir rire. Tu m’as croisé, tu as senti ma présence. Je t’ai fait peur…

Voir l’article original 341 mots de plus

moi: objet ~ sujet

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« Le moi sai­sit le monde mais peut aussi se per­ce­voir comme un objet du monde. Il est moi-sujet quand il per­çoit le monde et il est moi-objet quand il se per­çoit comme un objet du monde. »

Isabelle Pariente Butterlin | Aux bords des mondes

anamnèses

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anamnèse [anamnɛz] nom féminin
(grec, de ana → ana- et mnêsis « mémoire »; cf. amnésie)
■ didact. Retour à la mémoire du passé vécu et oublié ou refoulé (s’oppose à amnésie).

Le petit Robert

Comprendre enfin pourquoi il est vital de poursuivre la série les anamnèses, restée en suspens.
Peu importe la fin, seulement une nécessité.

note

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Un jour, il n’y aura plus de mots.
Un silence puis son souffle.
Être là, c’est peut-être aussi disparaître.
Comme une vie.

note

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Donner l’envie de… Pas envier… Donner seulement l’envie de… créer, aimer, partager, d’apprendre, construire, jouer… à l’infini.