note

« Je marche éternellement sur ces rivages,
Entre le sable et l’écume.
Le flux de la marée effacera l’empreinte de mes pas,
et le vent emportera l’écume.
Mais la mer et le rivage demeureront
Éternellement. »

Khalil GibranLe sable et l’écume et autres poèmes

note

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« Ce qui s’arrête avec la mort, ce n’est pas une vie, mais la présence de cette vie. L’être qui était vivant et qui ne l’est plus manque au monde : le monde le comprend et il n’est pas dans le monde. Ce qui meurt arrête d’être présent. »

Tristan Garcia – Forme et objet, un traité des choses – Presses Universitaires de France

La perception du manque et la perception de l’absence sont donc très proches de la perception de la mort.
Être là

note

Le pouvoir, la passation, les relations, la cour, les sourires, les regards, les rires, à demi-mot, les mots doux, les secrets, les envies, les enviés, les envieux, les représentants, le peuple, l’élite, officiel, la musique, les violons, les salons, les costumes, les conversations, les regards, les embrassades, les clins d’oeil, les poignées de main, le doux brouhaha, les discours, la discrétion, l’indiscrétion, le sérieux, grave, notoire, la circonstance, la représentation, le rite, les rictus, la représentativité, solennel, la respectabilité, la sélection, l’attente, la souveraineté, … le pouvoir

Le pouvoir

Nous ne changeons pas. Nous ne changerons jamais.

mn | mini nouvelle ou mauvaise(s) nouvelle(s)

– « Ne m’emmerde pas. Lâche-moi ! »

E se retourna, désarmée, incapable de lui répondre, incapable de lui faire face. G depuis quelques semaines était odieux avec elle. Son regard était froid, vide de tous sentiments, il n’était plus là, ne la voyait plus, ne l’admirait plus. Son amour semblait s’être évaporé, pire encore, son affection autrefois trop présente s’était peu à peu transformée en agressivité permanente, en indifférence latente. Seule, ressassant indéfiniment les paroles blessantes qui peuplaient ses relations avec lui, E sombrait doucement, sans force. E ne s’était jamais suffisamment aimée pour prendre le dessus. Elle ne s’était jamais aimée d’ailleurs. Sa vie était réduite à ce qu’elle croyait être de l’amour, de l’admiration, pour cet homme qui vingt ans plus tôt l’avait amenée à se découvrir, à comprendre qu’elle existait, qu’elle formait un corps magnifique, désirable, qu’elle brillait par son regard touchant, expressif, plein, plein d’elle. Elle s’était découvert grâce à lui, mais était-ce vraiment grâce à lui ? G l’avait toujours écoutée, elle savait bien qu’il faisait des efforts même si au début c’est ce qu’elle avait adoré chez lui. Maintenant, elle découvrait que s’était sans doute feint, il n’était pas celui qui l’avait aidé à exister. Encore une fois elle avait été trompée, elle n’était que l’objet de son entourage, elle ne vivait pas par elle-même mais par les autres. Elle était incapable de vivre, de briller seule.

Elle était restée là, debout, à l’observer tête baissée, humiliée. Son corps ne réagissait plus, elle ne sentait plus ses mains, elle était incapable, incapable  de s’enfuir, incapable de lui rentrer dedans, incapable de pleurer, incapable de hurler. Elle espérait au plus profond d’elle-même qu’il allait la sortir de cette situation si humiliante. Elle savait qu’elle ne pourrait y arriver seule. Il ne la regardait pas, mais  il devinait qu’elle était restée là, plantée derrière lui, démunie, cassée, anéantie par ces quelques mots. Autrefois, il n’aurait pas résisté à l’envie de la prendre dans ses bras, de blottir son visage et ses lèvres entre son cou et son épaule, cet endroit si doux où lui-même s’était épanché, où il lui avait déversé des flots de ses larmes chaudes au goût amer de ses souffrances, de ses vexations. Il se sentait abandonné, trahi. Elle n’était plus. Elle n’existait plus à ses yeux. Il voulait qu’elle le comprenne seule, sans son aide. Il ne voulait pas la quitter, il désirait simplement qu’elle parte, qu’elle le haïsse, qu’elle le tabasse. C’était plus fort que lui. Il fallait qu’il souffre, il voulait toucher le fond, il était condamné à ce destin. Il le savait depuis longtemps maintenant, il s’y était préparé, il ne savait ni quand ni comment sa mutation prendrait forme, mais il le savait. Il avait compris, il avait deviné que tout était vain. Il n’y avait pas d’issue, pas d’espoir, ni la moindre illusion d’une possible salvation.

G n’était plus là.

note

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Est-ce toujours ainsi? Pour toute chose?

« Au moindre écart, le contact s’interrompt. »

Pierre Bergounioux – Haute Tension, Editions William Blake and Co.

son déplacement à elle | allerarome | #vasescommunicants

Elle s’approche de la fenêtre parce que c’est de cet endroit seulement qu’elle peut voir le monde. Il y a tant de monde, tout ce monde qui bouge et s’agite, qui va et qui vient. Elle se penche légèrement et pose ses deux mains sur l’appui intérieur de la fenêtre. Son regard ne voit plus le cadre qui faisait au monde son entour. Ainsi le monde est plus libre , il n’est plus réduit à la dimension d’un cadre; un monde sans encadrement.

Et un monde sans limites, n’est il pas un monde fou? Bien sûr que le monde est fou! Tous les jours des événements attestent de sa folie. Mais cela est une autre histoire à laquelle elle ne veut pas penser.

Dehors, ce matin là, beaucoup de monde, un monde fou justement ! Une foule se tient sous sa fenêtre, dans la rue. De petites grappes de gens déambulent, des solitaires aussi. Certains, soudain, s’immobilisent pour parler semble-t-il. Ils font de grands gestes pour renforcer leur propos comme si le corps apportait un argument supplémentaire ou rendait la chose en question moins discutable. Les gestes sont alors une sorte de musique d’accompagnement plus ou moins bien orchestrée. Monstration de ce qui se dit mais ne s’entend pas.

Seule cette partition silencieuse arrive à ses oreilles et cela suffit à son imagination.

Oui, celui ci là bas, devant le magasin de chaussures que dit il à la femme qui l’accompagne? Il lui dit combien il aimerait lui offrir ces escarpins, ceux qu’elle pourrait porter jambes nues lorsqu’elle met sa jolie robe couleur de sable. Avec son pouce et son index écartés il indique une mesure, la hauteur des talons peut être? C’est la femme maintenant qui s’agite, et d’un geste lent mais précis montre quelque chose dans la vitrine . Lui dit elle que la couleur de ces chaussures ne lui plait pas, que les talons sont trop hauts et qu’elle en préférerait d’autres ? L’homme incline légèrement la tête pour atteindre du regard ce que la femme lui désigne. Tous les deux s’engouffrent dans le magasin.

Une jeune fille avance seule sur le trottoir d’en face d’un pas décidé , son téléphone mobile à l’oreille. Ses lèvres remuent. Elle regarde sa montre. Est-elle en train de donner un rendez vous à une amie ou un ami? La conversation dure . Son interlocuteur est-il en désaccord sur l’heure, le lieu du rendez vous? Ou bien est-ce avec son amoureux qu’elle discute, le mouvement de sa bouche et de ses épaules attestant de la vivacité de son propos?

Une petite fille sautille près de sa mère occupée à se frayer un passage parmi la foule, avec une poussette . La fillette s’arrête devant la vitrine d’un pâtissier tandis que la mère poursuit sa course , son bébé traçant pour elle un chemin dans le monde. La fillette scrute avec envie les gâteaux et friandises bien alignés suivant une logique qui lui échappe mais ordonne l’ensemble d’une manière qui la rassure. Les couleurs et les formes des sucreries la font rêver. Elle aimerait sans se préoccuper du goût , ce gâteau couvert de rouge. Sa mère s’éloigne et quand enfin la petite a rassasié ses yeux et qu’elle se retourne , sa mère et la poussette ont disparu. la fillette éprouve étrangement un sentiment d’allégement.

De la fenêtre, elle organise le monde, la vie des autres , décide si la femme aime les escarpins ou pas, si la fillette va retrouver sa mère et se faire gronder en la rejoignant, si la jeune fille va bien retrouver son ami au rendez vous fixé ou si l’échange téléphonique signait la fin de leur histoire. Faire et défaire ce monde si proche et si lointain.

Elle recule et comme dans un zoom arrière, le monde s’éloigne et lui parvient à nouveau encadré. Le cadre de la fenêtre opère une sélection , isole une partie du monde en fonction de son déplacement à elle .

Elle se retourne alors et quitte son poste d’observation pour descendre se mêler à ce monde qui ne la voit pas . Et pourtant le monde, ça regarde tout le monde. Elle est maintenant, elle aussi, le monde qu’elle voyait de sa fenêtre quelques minutes auparavant .

Merci à vous, allerarome, d’échanger votre texte avec moi, ici.

the butterfly circus

 

Merci,
Merci Yolanda & Daniel (YTRASD) de m’avoir fait découvrir ce court métrage que je n’oublierai pas.

The Butterfly Circus 

Merci,
Merci aussi à vous qui avez laissé vos messages, par ici et par là. Pardonnez-moi si je ne vous ai pas encore répondu. Je n’arrive pas à mettre un mot devant l’autre pour le moment.
À très bientôt.
Merci,
xavier

note

Je n’ai pas compris grand chose à cette semaine. Mais je sens qu’il s’est passé quelque chose. Cela n’intéresse personne, je le sais aussi. Mais ceci, ce petit endroit, de mots, croquis et photos, compte beaucoup pour moi. Une cour de récréation, une petite cabane, perchée en haut d’un arbre.
Mais la question maintenant est, doit-il rester espace public ou doit-il être un intime? Comme les petits carnets perdus que je commençais enfant. Ils ont disparu, je ne les ai plus. On me les a dérobé peut-être. Les ai-je jeté? Je ne sais plus. La question n’est pas ici, j’en ai peur.
Si je laisse, cet espace ouvert, si je laisse filer, ici ou ailleurs, ces phrases qui m’échappent, est-ce par vanité d’être lu? Ou seulement parce que j’ai envie de les écrire, parce que l’exercice me plaît. J’ai bien peur d’écrire seulement pour être lu, de me tromper moi-même et de tromper ceux qui me lisent. L’envie de croire que, peut-être, mon écriture puisse plaire est une pure vanité détestable, et j’en suis sans doute capable. Je n’ai pas su gérer, comme à l’habitude, entre la confession et le véritable travail d’écriture, réservé aux écrivains, à ceux qui peinent, travaillent dur pour nous amener sur leur terrain.
Je dois naturellement être mal fichu (encore une fois tout le monde sans fiche), mais personne ne doit se sentir obligé de poursuivre sa lecture. Je n’en ferai ni publicité, ni écho. Je ne le souhaite plus. Je crois que j’en ai eu envie, ou besoin, pour me faire croire que peut-être, oui, peut-être, j’avais l’étoffe d’un écrivaillon.
J’ai envie de poursuivre l’expérience d’écriture ici. Parce que les rencontres y sont merveilleuses. Mais ne devrais-je y écrire qu’une fiction? Perdre l’habitude de mes fictions confessions? Je ne sais pas. Paumé comme à l’habitude. Mais, ne vous inquiétez pas, je ne demande ni votre avis, ni votre consentement. J’écris, seulement, avec ce style qui n’en est pas un. Je sais seulement un chose, j’aime être ici aussi, ce n’est peut-être pas tout à fait moi, mais qui est tout à fait lui?
Peut-être que mon «écriture numérique» est une écriture un peu, légèrement, égocentrique. Je parle pour moi parce que je crois que c’est malheureusement ma réalité.
Peut-être, et même sans doute, devrais-je prendre le chemin des véritables écrivains: travailler mes textes, sur mon cahier ou mon ordinateur, puis attendre le jugement dernier, celui de l’éditeur, celui qui sait juger. Celui qui voit…
Doit-on fermer un blog?
Doit-on annihiler la part d’égocentrisme qui réside en soi?
Je ne sais pas, comme d’habitude, me direz-vous…
Alors je me satisfais de mes conclusions enfantines…
Être là.

PS: je suis fâché contre moi, contre moi seul.

pseudo | Ella Balaert

Je vous invite à découvrir la bande-annonce de la lecture publique du roman « Pseudo » d’Ella Balaert, publié en 2011 aux Editions Myriapode, avec Camille Dagen, Ludivine Bernazzani, Chloé Galibert-Laîné et la voix de Cyrille Andrieu-Lacu

ce qu’on sait de quelqu’un…

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«Ce qu’on sait de quelqu’un empêche de le connaître.» Christian Bobin | le Très-Bas

Quelle pourrait être la question qui se cache derrière cette affirmation?
Est-ce que ce que je sais de toi m’empêche de te connaître? Est-ce que ce que tu sais de moi t’empêche de me connaître? Est-ce que ce que nous savons de nous nous empêche de nous connaître?
Comme souvent, trop souvent, je m’aventurerais à dire que je ne sais pas. Ce «je ne sais pas» qui est révoltant pour toi, il l’est aussi pour moi. Cette ignorance, ce manque d’analyse, de courage. Un homme doit savoir ce qu’il veut, même s’il se trompe. C’est écrit. Est-ce que ce que tu sais de moi t’empêche de me connaître ou est-ce que ce que tu sais de moi te suffit à me connaître?
J’ai l’intuition que l’on pourrait détourner cette affirmation ainsi: ce que l’on croit savoir de quelqu’un empêche de le connaître.
Je ne sais toujours rien de moi et cela, cela seulement, semble m’empêcher de me connaître. Et si je ne sais rien de moi, comment pourrais-je vraiment savoir quelque chose de toi? Mais ne pas savoir ou croire savoir ne doit pas nous empêcher de nous connaître, ni t’empêcher de me connaître, ni m’empêcher de te connaître.
C’est malheureusement trop confus pour moi, je le sais, et toi aussi tu le sais. Nous nous connaissons.
Cependant, cette phrase résonne en moi, à chaque fois que je la lis, à chaque fois qu’elle me revient à la mémoire, subrepticement. Elle pénètre en moi, sans rien forcer de ma carapace. Elle se glisse subtilement dans mes pensées et y repose calmement, naturellement. Si elle m’est si naturelle alors peut-être est-elle seulement juste. Elle ne nécessite ni recherche, ni explication complémentaire. Elle est. Seulement ainsi, par elle-même. Juste et non équivoque. Belle dans sa simplicité et sa réalité. Nécessaire et suffisante, comme un amour véritable. Comme une correspondance, une correspondance sans question, ni réponse. Se correspondre sans mot parce qu’ils ne servent plus à rien, parce qu’ils n’habillent et n’abritent plus rien. Parce que l’on a plus besoin d’artifice. Parce que l’on peut se correspondre en silence.
Elle est, je suis, tu es, nous sommes.
Est-ce bien réel?
Être là.

que penses-tu?

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– Que penses-tu?
– Que penses-tu de quoi? De toi? De moi? De nous?
– non, mais non… Que penses-tu de ça? Tout ça.
– tout ça! Tout ça quoi! Il y a tant de choses…
– je sais… Mais ce n’est pas cela. Que penses-tu? Je ne te demande pas à quoi ou à qui penses-tu, seulement que penses-tu, toi?
– là, maintenant. Ici et maintenant, à quoi je pense?
– non, pas seulement ici et maintenant. Je te demande seulement: Que penses-tu?
– mais, je ne sais pas moi… Je pense quoi? Je ne sais pas, je ne pense rien.
– et bien voilà, on ne pense rien… On pense «à» mais on ne pense pas. On ne pense jamais. On ne s’arrête pas à penser. On pense seulement à quelqu’un, à quelque chose, mais on est incapable de penser. Pour rien… Tu me comprends?
– je ne sais pas. Je ne sais pas si je te comprends, si je préfère ne pas te comprendre. Je ne sais pas et cela m’exaspère. Tu ne peux pas ne pas penser? Vivre, seulement, sans penser. Sans rien penser.
– je ne sais pas. Je n’y peux rien, c’est comme ça. Je ne sais pas si je pense, seulement j’aimerais savoir si je pense vraiment. Je ne sais pas si je vis, si je participe… Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas. Tu crois qu’on est là?
– tu m’emmerdes avec tes questions! Elles ne servent à rien, on s’en fout. À quoi ça sert tout ça, à quoi? Peut-être que cela ne sert à rien. Cela ne m’intéresse pas de penser à ce que je pense… À rien, rien.
– tu crois vraiment ce que tu dis? Cela ne t’intéresse pas? Je ne comprends pas. Je ne te comprends pas, explique-moi.
– mais je n’ai rien à t’expliquer. Je pense à demain, à hier. Je pense à tout à l’heure. Je pense à tes questions. Je pense, je pense…
– rien. Tu ne penses rien. Comme moi, tu ne penses rien. Rien sans référent. Tu as besoin de visualiser quelque chose, de sentir pour penser. Sinon tu ne penses rien… Alors tu penses à quelqu’un, à quelque chose pour éviter de penser. Cela te rassure de penser «à», mais tu ne veux pas penser.
– tes questions m’angoissent. Tu m’angoisses. Je n’ai pas besoin de cela. Non, je ne veux pas penser à cela. Aucun besoin, aucune envie. J’avance moi.
– tu avances… Tu avances où? Tu avances à quoi? Qu’est-ce que tu crois? Tu as une mission? Tu sers à quelque chose?
– arrête! Stop!
– as-tu peur? Tu doutes de quelque chose. Je t’ennuie?
– oui. Tu ne vois rien, tu ne sens rien. Tu te poses des questions qui ne mènent nulle part. À rien. Tu le comprends? Tu cherches quoi? Tu ne peux pas vivre simplement. C’est une torture? Un châtiment divin? Tu n’es pas différent des autres, alors ne cherche pas. S’il te plaît, ne cherche pas. Ne cherche plus. Tu ne résoudras rien. Rien à rien. Tu n’as pas le pouvoir de changer quoi que ce soit. Ni personne.
– et, on en reste là… Pour toi c’est comme ça. On continue, dans l’ombre du jour et de la nuit. On ne pense plus. On vit comme ça, jusqu’à la fin. Sans penser à rien. On s’accommode. On s’arrange avec ce que l’on connaît.
– On ne peut rien y faire. C’est ainsi. À prendre ou à laisser.
– seulement être là. Et aimer.
– peut-être.

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je suis vide de sens et tente, en vain, de le comprendre et de l’accepter.
Rien à décorer.
Rien à magnifier.
Comme un objet, dans sa dimension, son espace et son temps.
Dans un monde qui parfois est le même que le vôtre et parfois ne l’est pas, ou ne l’est plus.
Être là. Rien de plus.
Ne pas être là. Rien de moins.
Le monde des mondes est à découvrir et à parcourir.
Comme un objet perdu. Sans propriétaire.
Être là.

note

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Les mots se dissimulent parfois et vous laissent seul avec le souvenir de ce regard caressant qui vous a peut-être déjà oublié.

soutien à françois bon et publie.net

En soutien à François Bon.

« Gallimard demande des dédommagements pour 22 exemplaires téléchargés de ma traduction du « Vieil homme et la mer »

[…] J’ai décidé d’interrompre momentanément les publications prévues sur publie.net, et me donne trois jours pour décision d’en arrêter totalement l’activité – du moins faire autre chose, ailleurs, et selon d’autres modes de diffusion. Je ne peux pas continuer dans un contexte de telle hostilité dont toutes les manoeuvres bureaucratiques récentes ont bien montré la collusion avec le pouvoir politique. […] »

François Bon    – 17 février 2012

Article complet: Gallimard versus Publie.net

texte | pierre-edouard sculpteur

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