Archives du mot-clé Note

(perce)voir

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Ne plus écrire pour ne plus se lire. De moins en moins de mots. Seulement percevoir que l’on perce ses mystères pour se voir.

percevoir [pɛʀsəvwaʀ] verbe transitif
(vient du latin percipere, de capere « prendre » → capter, chasser)
I.
1. Comprendre, parvenir à connaître. ➙ discerner, distinguer, saisir, sentir. Percevoir une intention, une nuance.
2. Avoir conscience de (une sensation) (➙ sentir; perception). Il perçut une lueur indécise. — Les chiens perçoivent les ultrasons.
II. Recevoir (une somme d’argent). ➙ encaisser. Percevoir un loyer. ➙ 1 toucher. — spécialement Recueillir (le montant d’un impôt, d’une taxe) (➙ 1 lever, recouvrer; percepteur, perception). — au p. p. Droits perçus.

Le Robert

note

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Vivre dans ses rêves n’est pas toujours une belle réalité. Et pourtant la réalité est souvent éloignée des rêves. Vivre sur un fil, entre les deux. Et attendre. Il y a des moments (ou des espaces) de réalité que l’on ne termine, que l’on n’oublie pas. Comme certains rêves. Puis il y a ces moments (espaces) de réalités que l’on n’a pas pu, pas voulu poursuivre et qui hante ensuite nos rêves. Nuit après nuit. Mais il y a toujours l’espoir du rêve qui devient réalité. Peut-être. Ce n’est sans doute pas le plus important. J’aimerais apprendre à comprendre ce, ceux et celles qui m’entourent et peut-être aussi… ce que je suis. Ce que le « je » est plutôt.
Inavouable aujourd’hui. Presque honteux : être mélancolique. Tout simplement. Nécessaire et suffisant comme la logique d’une règle mathématique.

Baleines et Déesses | Pierre Édouard | Alias William Blake and Co. Éditions

Pierre-Edouard, né en 1959, est sculpteur. Il vit et travaille à Paris. Ses œuvres sont exposées en France et à l’étranger. Son travaille se développe en une variation continue poursuivant inlassablement un questionnement sur le modelé et l’espace. Baleines et Déesses est le premier ouvrage consacré à son œuvre gravé.

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Le besoin du colossal nourrit tous les siècles et n’a cessé d’être l’une de nos destinées. Mais comme pour ces choses inhérentes à notre être, difficile est la tâche de l’interroger. Parfois nous l’oublions et apparaissent des arts qui se mesurent à l’homme, mais, comme une irrépressible marée, ce profond désir nous submerge à nouveau. Le propre de cet esprit de la démesure est de revenir inlassablement. Quelque chose en nous-même l’implore secrètement, lui redonne la vie et son omnipotence d’orage, puis nous offre ces œuvres qui nous appartiennent en propre et qui pourtant ne nous appartiennent pas tout à fait…
Pierre-Édouard

Baleines et Déesses | Pierre-Édouard | Alias | William Blake and Co Éditions
ISBN: 978-2-84103-202-0

Mieux connaître l’œuvre de Pierre-Édouard ICI

note

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Sans doute la plus belle page de L’amour sans le faire, Serge Joncour, éditions Flammarion

note

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Très, très heureuse année à vous.

moi: objet ~ sujet

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« Le moi sai­sit le monde mais peut aussi se per­ce­voir comme un objet du monde. Il est moi-sujet quand il per­çoit le monde et il est moi-objet quand il se per­çoit comme un objet du monde. »

Isabelle Pariente Butterlin | Aux bords des mondes

anamnèses

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anamnèse [anamnɛz] nom féminin
(grec, de ana → ana- et mnêsis « mémoire »; cf. amnésie)
■ didact. Retour à la mémoire du passé vécu et oublié ou refoulé (s’oppose à amnésie).

Le petit Robert

Comprendre enfin pourquoi il est vital de poursuivre la série les anamnèses, restée en suspens.
Peu importe la fin, seulement une nécessité.

note

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Un jour, il n’y aura plus de mots.
Un silence puis son souffle.
Être là, c’est peut-être aussi disparaître.
Comme une vie.

note

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Je n’ai pas eu le temps de lui dire et j’y pense encore. Le temps n’existant pas, c’est autre chose qui m’a manqué. Je n’ose l’avouer alors.
Éloge de la joie de se lire dans la discrétion la plus absolue. Les intimités croisées.

note

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Nos vies qui se croisent… Souvenirs et rêves.
Seule la rencontre serait réelle?
Aucune certitude.
J’ai sans doute perdu le fil… fragilité de l’équilibre du funambule. Revenir ou s’éloigner, comme une onde improbable.
La conscience comme une vague.

ciel du jour

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S’affranchir des secrets de famille, percer les mystères, ne plus fuir. Oublier son éducation religieuse. Apprendre à penser par soi-même.Je ne suis pas fier de nous.
N’écrire des ToDo listes que des choses humainement importantes. Oublier le reste, on voit où cela nous mène. Ajouter une pointe de rêve.
Et ici, nous, c’est moi et l’hôte de moi.
Vous savez, je ne suis pas très fier de vous non plus.

à l’académie des nuages

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Ne pas se perdre,
ne pas nous perdre…
caresser nos regards perdus, et y glisser, nous lover là, en équilibre bleu, l’océan de feu de nos yeux brumeux ne peut nous éteindre. De la terre de mes erreurs éclosent mes terreurs.

note

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note

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note

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Été par la fenêtre. Les yeux dans le vague, pas dans les vagues. Traverser ses souvenirs d’avenir. La musique, en boucle, se déploie à l’infini. Essayer de saisir les images qui défilent par la fenêtre comme de ses souvenirs qui se délitent devant les yeux. Odeurs d’étés, chaleur d’un rai de lumière qui a brûlé la peau à jamais. Les traces ne disparaissent pas, elles sont traces. Elles s’estompent seulement un peu, puis réapparaissent avec le souffle du vent, ou la pluie qui les lavent. Rester dans l’attente de cette pluie d’orage qui lavera ce ciel où l’on plonge le regard à l’infini de soi. Attraper ce nuage qui vous rappelle que cela s’est passé. La musique suit son cours ensorcelant comme les nuits sans lumière. Parviendra-t-elle à raviver tous les instants sensibles qui se sont échappés par inattention? Par peur, par doute, parfois. Monter dans les aigus, et percevoir les bombardements du tambour qui vous rappellent les battements d’un cœur. Inciser la chair. Laisser s’écouler le sang de la mémoire sur le sol. Personne autour ne le remarque. Les blessures sont légères pour autrui. Autrui qui échappe à l’autre. Regarder ces visages endormis endoloris par les rêves improbables. Des bouches entrouvertes, des têtes baissées, des corps affaissés presque morts qui survivent en suspens d’un temps qui passe et qui lasse, hilare, par la fenêtre du train. Où sommes-nous cachés? Où se situe cet espace minéral, entre ces deux eaux, où nous avons reposé nos corps de guerriers blessés par ce combat illusoire que nous avons mené avec la joie dans nos yeux fatigués de s’aimer? Le mouvement berce, il ne nous transporte pas d’un point à un autre, non. Il nous situe sous le même ciel qui nous observe. La terre est rouge. Elle brûle sans cesse les vestiges des êtres qui s’y sont écroulés par dépit, lassitude et oubli. Je vois ces visages qui oscillent devant moi. Les yeux se détournent, on ne doit pas se regarder, au risque de se voir, au risque d’atteindre ce que l’on ne veut pas montrer. L’âme s’imprime dans vos regards. Fuyez!! L’âme est indélébile, elle se propage d’une enveloppe à une autre. Elle s’additionne, ne se soustrait jamais, à qui que ce soit, à quoi que soit. Seul le corps s’écroule par le poids de cette âme collective qui ne peut se détacher de soi. Prégnante. Étouffante, parfois jusqu’à la souffrance. Absorption de l’autre et de soi.
Le paysage défile comme il l’a toujours fait se riant de nous. Nous qui ne sommes rien de plus que ce que l’on veut en croire. Il continuera sa route, sans scénario. Le film est sans fin, nous marquons des arrêts sur image pour inventer une réalité qui nous rassure. Comprendre que l’on a aucune importance et ne pas s’affaler de déception. Nous nous trompons à chaque pas posé sur ce sol incertain. Ne pas oublier de s’oublier, chaque jour un peu plus puis, atteindre enfin ce dénuement extrême que l’on ne croisera que dans vos yeux.
Arriverais-je à me détacher de moi pour ne plus avoir peur?
Arriverais-je à me séparer de moi pour voir?
Être là est nécessaire et suffisant à admettre sa propre inexistence.
Ne plus faire souffrir, ne plus souffrir.
Être là à distance
En silence, dénudé.
Être là.